Blog François Brousse

Catégories

Catégories

Chemins

Extrait

Toute lumière est une larme
Qui tombe sur les fronts humains.
Le souffle de Dieu nous désarme
Quand nos cœurs pressent ses mains.

Seins de miel, bouches de carmin,
Sceptre d’empereur qui nous charme.
Cela vaut il les bleus chemins
Loin des douleurs et des vacarmes ?

lire plus

Ego

Extrait

J’aime l’aurore aux plis de moire
J’aime le visage des dieux,
À la fontaine où je viens boire
Se réfléchissent les grands cieux.

Météore prémonitoire,
L’énigme caresse mes yeux,
Dans ma transcendante mémoire
Tourne un passé vertigineux.

lire plus

Guernesey

Extrait

J’ai visité à Guernesey
Ta caverne, ô roi des abîmes
J’ai contemplé tes pas intimes,
Sous un ciel d’aurore embrasé.

Les astres ouvraient leurs croisées
Sur les miraculeuses cimes.
Dans les soleils nous nous assîmes,
Nimbés d’une flamme irisée.

lire plus

Sérénité

Extrait

Dans la sérénité de Dieu,
Vers les immensités altières
Plongeons la tête la première,
Dans la sérénité de Dieu.

Les étoiles, roses trémières,
Parfument le jardin de feu
Comme une princesse en colère.
L’éternité remplit les cieux.

lire plus

Doute

Extrait

Le doute m’a rongé
Comme un sinistre acide
Suis je un grand Messager
Ou un fakir candide ?

Mon front découragé
Se multiplie en rides.

lire plus

Voyage

Extrait

Je vais partir pour un voyage
Vers un pays magicien
Qui refuse tous les péages…
Je vais partir pour un voyage.

Qu’importe le mien et le sien !
Le monde aux multiples rouages
Dans ses miroirs vénitiens
Fait flamboyer tous les nuages

lire plus

Cantate

Extrait

J’avais pour seuls soucis
Toutes les galaxies
Et les pôles aussi.

L’incroyable illumine
Les yeux purs du brahmine
Mais l’absolu chemine.

lire plus

Verbe

Extrait

Le Verbe est un bohème
Tout habillé de fleurs
Son colossal poème
Se pénètre d’ailleurs.

Comme un roi patriarche
Il va majestueux
Sous les puissantes arches
Criblées d’étranges yeux.

lire plus

Vox

Extrait

L’humanité qui se lamente
Près du gouffre de l’insondé
N’est qu’une misérable amante
Que Dieu et Satan jouent aux dés.

Le front du songeur est ridé
Il entend l’énigme écumante
Comme une panthère rôder.
La mort le couvre de sa mante.

lire plus

Dérive

Extrait

Je suis précédé par les haches
Comme un grave consul romain.
Quand il me voit, Typhon se cache
Dieu déroule son parchemin.

Mon souffle efface toute tache
Je suis le sidéral gamin
Dans un soubresaut je m’arrache
Au trop monotone chemin.

lire plus

Astrologues

Extrait

Le ciel voilé des astrologues
Me touche d’un sceptre railleur
Est il ici ? Est il ailleurs ?
Le ciel voilé des astrologues.

J’entame un profond dialogue
Avec les maîtres batailleurs.
L’univers deviendra meilleur
La colère n’est qu’un prologue
Sur l’océan des nuits je vogue…

lire plus

Élargissement

Extrait

Je suis Melchisédech
Ainsi que Salomon
J’ai joué du rebec
Auprès du grand Simon,

Je chasse à coup de bec
La horde du démon
Mon œil demeure sec
Sur la hauteur des monts.

lire plus

Le cri

Extrait

Le Karma peut il s’effacer
Comme buée sur une vitre
Le mal, ce tourbillon glacé

S’enfuira t-il devant l’arbitre ?
Le tome aux sinistres chapitres
Cessera t il de grimacer ?

Je mesure ces questions sombres
Sur les rêveries en décombres

lire plus

Je préfère tes yeux

Extrait

Ils meurent dans l’éclat sublime des batailles,
Dans les cris du clairon, dans les bonds du tambour ;
Les corbeaux affamés planent sur leurs entrailles…
Mais moi, je meurs d’amour.

Alexandre, sous son galop foulant la Terre,
Défie le vaste ciel vibrant d’éternité ;
Mais moi, je veux, couché sur des peaux de panthère,
Mourir de volupté.

lire plus

Matin

La Lune s’est noyée dans la splendeur de l’air
Sous l’aube qu’à longs traits de flamme je déguste,
Je contemple, paré d’un diadème clair,
L’ombre d’or du Soleil sur les chênes augustes.

Et je pense à tes yeux, que traverse un éclair,
À ta bouche, pareille aux coupes de Locuste,
Ta bouche, où je savoure un immortel éther,
Sous l’aube qu’à longs traits de flamme je déguste…

lire plus

Le Verbe divin dans l’œuvre de François Brousse

Quatrième de couverture – Extrait

Cet ouvrage est composé de neuf conférences sur la poésie de François Brousse, poète, philosophie et métaphysicien (1913/1995).
La poésie de François Brousse (plus de 600 poèmes) par sa forme est d’abord influencée par le romantisme et surtout par Victor Hugo ; puis vers 1980 la poésie du philosophe devient par la succession des strophes davantage surréaliste.
Nous noterons plusieurs innovations poétiques dans la forme mais quand au fond aucune poésie métaphysique n’est allée aussi loin.

lire plus

Sur un grand mort

Quand la cloche sonna l’heure dernière
Quand l’archange fatal toucha ton coeur meurtri
Quand le souffle de l’au delà courba la terre
Tu rentras dans le ciel sans pousser un seul cri.
Le lion exilé retrouva sa tanière
Près de ses devanciers le Bouddha et le Christ.

lire plus

Quelques-uns

Extrait

Il fut d’abord Rama
Perdu au fond des âges
Puis Krishna le parfait
Dans son verbe éclatant.

Orphée suivit ensuite
Maître des visions,
Le Bouddha aux yeux clairs
Vint agrandir les cieux.

lire plus

Femme et Dieu

Extrait

La femme qui n’a plus de clarté sur son casque
Est la maîtresse irrésistible des bourrasques.
Ô lumière de Dieu, je t’arrache ton masque.
Le phénix a chassé l’infernale tarasque.

La pythonisse de l’idéal te sourit.
Monte dans le soleil sur l’aile des houris.
L’Inde t’offre en riant le suprême Hari.
Le fruit de l’Absolu dans l’aurore a mûri.

lire plus

Alexandrie

L’univers tout entier s’ouvre devant mes pas,
Les yeux éblouissants éclairent le trépas.
Le phare d’Alexandrie défie toute flamme
L’aube spirituelle embrase d’or les âmes,
Les vivants sont les morts, les morts sont les vivants
Et mon rêve s’envole au délire des vents.

lire plus

L’autre firmament

Extrait

La neige tombe lentement,
Ainsi s’effeuillent mes journées,
Elles languissent, obstinées,
Voici venir le grand moment

D’explorer l’autre firmament.
Le visage des destinées
Brille plus que les diamants

lire plus

Le réveil

Extrait

La mort n’est qu’un sommeil
Passager
Son voile mensonger
N’empêche pas le grand réveil,
L’éternel nous réclame
Il sauvera notre âme
Dans l’azur délirant
Il attend ses enfants,
L’illusion du monde
Arrêtera ses rondes
Nous entrerons enfin
Dans l’éternel matin.

lire plus

Maximes

Extrait

Humain, je t’offre ces maximes
Pour conquérir les fières cimes

Jamais ton front ne doit courber
Devant les dogmes d’un abbé,

Ceux qui croient l’enfer éternel.
Deviendront des serpents cruels.

Tous les êtres seront sauvés
Tel est le discours d’Iévé.

lire plus

La photographie

Extrait

Un soir, j’ai suspendu dans l’ombre de ma chambre,
Cette photographie de vierge pâle et brune.
Elle a des cheveux noirs qui semblent moites d’ambre,
Son visage pensif brille comme la lune.

Souvent pendant la nuit, quand tout rêve et repose,
Sauf l’invisible train qui s’enfuit en sifflant
Ou le vent qui gémit dans les arbres, je pose
Ma plume, pour fixer ce visage troublant.

lire plus

Le poète arabe

Extrait

Dans le désert, où ne chantent plus les sources vives,
J’ai la fontaine de tes yeux.

Dans le désert où nul feuillage ne murmure,
J’ai la forêt de tes cheveux.

Dans le désert où pas une liane ne s’enlace,
J’ai le lien souple de tes mains.

Dans le désert où nulle aile ne circule,
J’ai le vol hardi de tes pieds.

lire plus

Les rosées

Combien d’humanités
Gisent au fond des mers !
Que de vastes cités
Dévorées par Omer !
Sous les hiéroglyphes
D’immenses coups de griffe
Ont lacéré les monts !
D’effroyables démons
Dominent les étages
Des Tyrs et des Carthages !
Mais rien ne peut briser
La chanson des rosées…

lire plus

Le mage

Extrait

Je frappe à coups de pique
Le sanglier épique,

Je tends ma fière main
Au géant surhumain,

Je valse dans la gloire
De l’antique ciboire,

Mon songe éblouissant
Comme un condor descend

lire plus

?

Extrait

L’énorme décadence
De la sublime France
Me déroute et m’offense !
Elle joue au trictrac
La bleue jument Borak
Nous traîne au fond des lacs.
Acceptons la défaite
Une honte parfaite
Accable les suffètes.

lire plus

Consolation

Extrait

Le vide de mon cœur retentit sombrement
Comme un noir souterrain où passe un vent sinistre,
Le livide néant a fermé mon registre…
Regarde la rondeur sacrée du firmament !

Ô Temps, le soleil pleure à l’ombre de tes ailes !
Ô Nuit, tes lourdes eaux noient le blé sidéral
Ô Mort, la lune tourne éperdue dans ton bal !
Pense au voyage bleu des âmes immortelles…

lire plus

Le guide

J’ai pour délivrance
L’honneur de la France,
Je prends le genre humain
Dans ma hautaine main,
Et je porte sa plainte
Dans ma démarche sainte.
Je suis sorti de Dieu
Je retourne au saint lieu.

lire plus