François Brousse philosophe et visionnaire

Article de Pascale Laffineur

Journal Midi Libre, Perpignan, 25 décembre 1986

Faut-il encore présenter François Brousse ?

Si un seul adjectif devait lui être appliqué, « exceptionnel » sans doute serait le mieux adapté.

À part, en tout cas, dans le monde fermé du supra naturel où baignent quelques convertis de l’ésoté­risme. La preuve : à l’évocation de son seul nom, un des voyants interviewés s’exclame :

– Oh lui, c’est autre chose, un philosophe, un visionnaire.

Doté d’une mé­moire phénoménale et d’une culture qui l’est tout autant, F.Brousse se démarque en outre de la voyance traditionnelle par cette différence fondamentale dirait quelqu’un : pas de cabinet de consulta­tion, pas de spéculations sur l’avenir. François Brousse procède comme les philo­sophes grecs voici des siè­cles.

Toujours entouré d’une cour de fidèles, il prêche, é­nonce, répond aux questions. Cafés, salons de thé, salle de réception des plus grands hôtels perpignanais figurent parmi ces lieux de rencontre privilégiés. Mais son rendez­-vous sûr et constant baptisé « le cénacle » se trouve au rez­-de‑chaussée du 8, rue de la Lanterne, à Perpignan..

Là sont décryptées les para­boles de la Bible ou les œuvres de Hugo considéré par le maître comme le plus grand visionnaire de l’époque moderne

Auteur de multiples ouvra­ges de réflexion et essais poé­tiques, François Brousse s’exprime aussi chaque mois dans le « Bulletin du Maître Po­laire », paru aux éditions La Li­corne Ailée (Hauts de Seine). Invité de toutes les grandes conférences ésotériques, il transporte son savoir de Montpellier à Paris, de Rouen à Perpignan et tient son audi­toire sous le charme de l’élo­quence et de sujets aussi mystérieux que « La comète de Halley et les géants de l’esprit », « La magie de l’ancienne Égypte », « La prophétie des Papes et le destin du monde » ou « Victor Hugo le grand prophète du Verseau ».

Mais au‑delà de ce savoir encyclopédique, celui qu’on appelle aussi « le Prophète » s’essaye chaque année aux prédictions facilement vérifia­bles, puisque publiées dans le « Bulletin du maître polaire » ou dans notre quotidien (voir l’édition de début d’année 86).

Un but : la connaissance « inté­grale et parfaite » de la vérité qui est « immuable et invariable », toujours métaphysique. Une éthique : essayer de développer l’esprit « qui est en nous. » Le développer par tous les moyens, l’intelligence, l’intuition et le sens esthétique… Le reste : la relation sexuelle n’a rien à voir, ni de près, de ni loin, avec la morale. L’éthique n’est pas le « devoir social ».

 


L’étude des cycles

– C’est embêtant de faire sa propre apologie, assure M. Brousse.

Aussi ses fidèles, s’en chargent pour lui. Sans verser dans l’exhaustif voici ce que furent ses principales pré­dictions 86 [1986] :

 

  • Charles de Fontbrune a prédit l’assassinat du pape à Lyon pour septembre 86, il se trompe ;
  • Les élections de 1986 se traduiront par un changement de majorité et le Premier Ministre sera nommé parmi les représentants du R.P.R. [Rassemblement Pour la République] (il avait avancé le nom de M. Chaban‑Delmas) ;
     
  • Un nouvel équilibre tendra à s’établir entre le président et le Premier Ministre ;

  • La consti­tution de 1958 comporte une grave lacune qu’il faudra com­bler ;

  • Le Parti Communiste ne sera plus l’ombre que de lui-même, il représentera environ 8% des Français

  • L’entrée de l’Espagne dans la C.E.E. [Communauté Économique Européenne] com­mencera par être très mal re­çue dans le Midi de la France, mais finira par des avantages inattendus pour les deux parties.

Étonnant n’est‑ce pas !

Mais avant de passer à ce qui évidemment nous intéresse le plus, les prédictions 87 [1987], rap­pelons que les prédictions de M. Brousse reposent naturel­lement sur son don mais aussi une technique : la numérolo­gie. Procédant par l’étude des cycles (7, 9 et 12 ans, pour les individus : 70, 300, 800, 900 ans, pour les événements collectifs), il détermine les faits à venir.

La numérologie, une technique fiable ?

Il répond : – Neuf fois sur dix.

Nous verrons bien.