Entretiens avec François Brousse

Questions à François Brousse

Q. : Qu’est-ce que la spiritualité ?

F.B. : Comme le dit son étymologie, la spiritualité c’est la recherche de l’esprit. Il y a en nous le corps et, à côté du corps, l’esprit, c’est-à-dire un centre vibrant et conscient qui nous donne à la fois, la sensation, le plaisir, la peine, l’imagination, la volonté, la conscience et le libre arbitre.

Ce centre particulier, brillant de mille rayons, c’est ce que j’appelle l’esprit.

Qu’est-ce que la spiritualité ? La spiritualité c’est vouloir à travers l’esprit atteindre l’illumination, c’est-à-dire la vérité parfaite en même temps que la joie absolue.

Nous avons au fond de nous une multitude de problèmes qui ne peuvent être résolus que par l’esprit. Certains de ces problèmes sont fondés sur des frustrations et sur des culpabilisations. Ces problèmes viennent du fond même des tendances obscures de notre être.

Par la spiritualité nous essayons par conséquent de nous détacher du corps matériel, du corps physique. Certes, il existe, mais le philosophe Bergson nous dit que le corps physique n’est jamais que le geste créateur de l’esprit qui se détend. Ce corps n’est, en réalité, qu’une ombre, une image. Ce n’est pas lui qui nous procurera le sommet de la joie, de la liberté, de l’amour, du bonheur ou de la vérité. Le corps en lui-même est d’ailleurs incapable d’avoir la moindre sensation. Il faut un centre conscient et vibrant pour ressentir les sensations du monde.

Presque toutes les religions admettent que l’homme est une âme enfermée dans un corps et que, c’est à travers ce corps, que l’on peut appréhender l’âme. Mais l’âme ne peut se connaître que par elle-même. Les sentiments que je ressens au fond de moi, tels la tristesse ou la gaieté, c’est moi et moi seul qui les ressens sur le plan de mon esprit ou plutôt, de mon âme. Le corps, lui, n’est qu’un transmetteur.

Abordons maintenant la question de savoir comment découvrir cette spiritualité. Il faut tout d’abord se libérer. Se libérer de quoi ? Nous sommes enfermés dans une multitude de liens, les liens de la famille, de l’éducation, de la nation et, de manière générale, de l’univers matériel. Il faudrait précisément se libérer de tous ces liens pour arriver à une connaissance parfaite de notre âme ou de notre esprit (pour l’instant je ne fais pas de distinction entre les deux.) Il faut ensuite purifier le corps, l’âme et l’esprit.

Comment y parvenir ? Je crois que l’on peut y parvenir par une véritable alchimie purificatrice : la purification du corps en tant qu’instrument de l’âme, la purification de l’âme en tant qu’instrument de l’esprit et la purification de l’esprit en tant qu’instrument divin.

Le corps doit être purifié car, par l’absorption de nourritures impures, il se dégrade. Ces nourritures peuvent le faire tomber, le faire choir et, de ce fait, empêcher précisément que l’esprit puisse se manifester pleinement et intégralement à travers lui. Ces nourritures impures sont la viande et le poisson ; elles proviennent de la souffrance infligée à l’animal que l’on immole pour notre gourmandise. D’après les traditions hindouistes et bouddhistes, qui sont actuellement plus ou moins rejetées car nous sommes à la fin des temps, nous n’avons pas le droit de manger des nourritures impures. Pour quelles raisons ? Parce que l’animal est un être qui souffre et par conséquent, à chaque fois que nous mangeons des portions de sa chair, nous participons à la souffrance, à l’horreur, à l’épouvante de la bête immolée pour notre gourmandise.

Or, dans l’univers il existe une justice absolue : le résultat de ce que nous infligeons aux animaux nous est rendu intégralement. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles il y a tant de malheurs et tant de souffrances dans le cosmos.

Je prétends que si tous les hommes étaient végétariens, les deux tiers des maux qui accablent l’humanité n’existeraient pratiquement plus.

Il y a dans la Bible une phrase sur ce mystère. La Bible n’est pas un document parfait, mais c’est tout de même un texte initiatique. On y trouve donc, sous la signature du prophète Isaïe : « Un bœuf vaut un homme. » Je crois qu’il exagère considérablement, mais, de toute manière, il y a entre l’animal conscient et souffrant et l’homme, une véritable relation, un véritable équilibre.

La première condition est donc la purification du corps.

La deuxième, ce serait la purification de l’âme.

Nous avons en nous une multitude de violences et une multitude de pensées de haine, de colère, de vengeance, de rancune, de rancœur et, comme il semble bien que la pensée soit en réalité la force essentielle du cosmos et que, sans elle, le monde n’existerait pas, on peut se demander si, en dehors des formations de la pensée le monde existe réellement. Le monde est peut-être tout simplement une concrétion de la pensée universelle heurtée par notre pensée personnelle.

En réalité, puisque la pensée a une telle force, il faut la surveiller, l’empêcher d’avoir des accès de violence, de destruction, de rancune, de rancœur. Quand nous l’aurons libérée de tous les liens atroces qui pèsent sur elle, au lieu de se lancer dans le monde des instruments de destruction qui finissent par se condenser en catastrophes, nous aurons une harmonie universelle, une paix durable, un équilibre social et un bonheur authentique.

L’homme est le cerveau du monde. Si, au lieu d’avoir des pensées négatives, qui sont autant d’instruments de destruction, il avait des pensées positives, il contribuerait à la création d’une félicité universelle.

Ainsi les guerres, les épidémies, les révolutions sanglantes, l’oppression de l’homme par l’homme sont, en réalité, au moins partiellement, les reflets de nos pensées.

J’ajoute que tous les évènements qui nous arrivent sont, en partie, la conséquence de notre mental inférieur soit conscient, soit inconscient, c’est-à-dire que nos craintes, comme nos désirs, se matérialisent et deviennent tout ce qui nous arrive sur Terre, ce qui habituellement est peu amusant.

Je sais bien que c’est le karma de nos vies antérieures qui influe fondamentalement sur nous. Le karma actuel, celui que nous sommes en train de créer, est suffisamment fort pour nous embarrasser ultérieurement.

Ainsi, si nous arrivons à être remplis de bienveillance universelle au lieu de sentiments de haine ou de vengeance, le monde sera transformé. Ce n’est pas un travail collectif, c’est un travail personnel, chacun doit lui-même se transformer.

Q. : On dit que Dieu est dans tous les êtres. Mais on dit aussi qu’il est la joie infinie et éternelle. Pourquoi Dieu ne serait-il pas aussi la peine infinie et éternelle ?

F.B. : On distingue le Dieu immanent, c’est celui qui est à l’intérieur de tous les êtres. Il est à la fois la joie infinie et la douleur infinie, attendu que tous les êtres souffrent et que tous les êtres sont joyeux. C’est le Dieu cosmique, le Dieu enfermé dans la prison de l’univers.

Mais au-delà du Dieu immanent existe le Dieu transcendant en dehors du temps, de l’espace et de la causalité. Il est la joie infinie, l’amour infini, la sagesse infinie, la force infinie, la beauté infinie.

Ce Dieu-là n’a rien d’imparfait. Il a comme reflet, dans le cosmos, le Dieu immanent qui, lui, ressent toutes les souffrances du monde et jouit de toute la joie de l’univers.

Voilà les deux Dieux qui ne sont d’ailleurs que les deux faces du même Dieu. Le Dieu véritable est la synthèse, l’union entre le Dieu immanent et le Dieu transcendant.

On pourrait distinguer le Dieu Père qui est en dehors de l’univers ; le Dieu Fils qui est à l’intérieur de l’univers ; le Dieu Saint-Esprit, synthèse de l’un et de l’autre dans l’éblouissement de l’unité enfin reconquise et qui n’a jamais été brisée.

Voilà, en somme, ce que l’on peut dire sur la souffrance de Dieu et, en même temps sur la joie de Dieu.

Remarquez que si la souffrance est universelle et qu’elle est mêlée à la joie, elle finit par ne plus être souffrance. Elle devient la vie multiple avec ses aspects contradictoires.

Q. : Pourquoi est-ce la joie qui appartient au Dieu transcendant et non la peine ?

F.B. : Parce que la joie est supérieure à la peine. La joie est un épanouissement de l’être et la peine, au contraire, un rétrécissement. La peine, c’est le résultat d’un karma. Le Dieu transcendant n’en a aucun, il est la joie dans la béatitude absolue et parfaite.

Q. : Pourquoi Dieu ne peut-il être que parfait ?

F.B. : La « définition » même de Dieu, c’est l’origine de la valeur et l’origine de l’être. S’il n’est pas parfait, il y a quelqu’un qui est au-dessus de lui et il ne peut exister par lui-même. Car ce que nous cherchons, c’est un être existant par lui-même qui soit en même temps la racine et le sommet de l’être universel.

Il faut donc qu’il soit parfait. S’il ne l’était pas, il lui manquerait une énergie ; s’il lui manquait une telle énergie, il ne pourrait pas exister par lui-même, il ne pourrait pas être éternel.

Il faut donc qu’il soit absolu et qu’il soit parfait.

Dieu ne peut être qu’un être absolu, infini, parfait et éternel. C’est la seule chose qui importe car on ne peut admettre que le monde se soit créé lui-même. Ce serait une absurdité.

Supposons que le monde soit sorti du néant, c’est la plus grande contradiction que l’on puisse imaginer.

Faire sortir l’être du néant, c’est beaucoup plus absurde que tous les miracles les plus fantasmagoriques de toutes les religions depuis que l’humanité existe, y compris les religions totémiques.

Nous sommes alors obligés d’admettre une chose : le monde a été créé par un être qui existe éternellement. Le principe créateur existe éternellement.

Examinons une autre conception : le monde existe de toute éternité et, s’il existe éternellement il faut qu’il soit infini, car, s’il n’était pas infini, il n’aurait pas toutes les qualités nécessaires à son éternité. S’il n’avait pas toutes ces forces, il ne pourrait pas exister par lui-même. Il lui manquerait toujours quelque chose pour avoir la puissance d’exister éternellement. De plus, il doit être parfait. Toutes ces qualités, toutes ces forces il doit les posséder d’une manière absolue, d’une manière parfaite, sinon il ne pourrait pas exister par lui-même.

Pour expliquer le monde, nous avons besoin d’un être existant par lui-même. Ce ne peut être la matière puisque, justement, elle n’a pas toutes les qualités, elle n’a pas toutes les forces notamment, elle n’est pas consciente.

Q. : Pourquoi avons-nous besoin de cet être ?

F.B. : Pour expliquer l’univers. Sans Lui, l’univers est parfaitement inexplicable. Nous en avons besoin aussi pour donner une impulsion à l’être humain.

Dieu existe rationnellement, logiquement et intuitivement. On peut donner à cet être tous les noms que l’on voudra, cela Lui est égal. On peut l’appeler Osiris, Krishna, Brahma, Bouddha, Allah, Jupiter, Zeus, Jésus, c’est Dieu. On peut les remplacer, ce sont des noms différents pour la même identité divine. On peut l’appeler l’Axiome éternel, le Principe fondamental, l’Ineffable, l’Inexprimable ou l’Inconcevable… Il existe et Il existera éternellement. En même temps Il est le fondement de la valeur. On pourrait croire que le bien n’existe pas, qu’il n’est qu’une conception purement humaine. Non ! Il existe un Bien éternel et ce bien éternel c’est ce que l’on appelle Dieu.

Il est en même temps le bien, le beau et le vrai, suivant la trinité merveilleuse dont parle Platon. […]

La suite de l’entretien dans la Revue BMP Année 2001-2002

François Brousse

Entretien, Perpignan dans Revue BMP N°213 – juillet 2002

Est-ce qu’il y a une individualité ?

Réponse

Oui, l’individualité existe, heureusement ! Si elle n’existait pas le monde serait absurde, complètement et totalement. Si nous n’avions pas une individualité, nous serions en train de jouer à ce jeu infernal qui consiste à sortir de l’Inconscient divin et à y jouer, à travers la souffrance, l’épouvante, la sottise, l’erreur, l’ignorance, la cruauté, le désespoir, pour rentrer ensuite dans le néant divin. C’est une vision qui me parait singulièrement fausse ! Nous avons une individualité et elle subsiste toujours.

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Comment se présente le relatif pour quelqu’un qui vit dans l’absolu ?

Réponse

Quelqu’un qui vit dans l’absolu n’est plus sur la Terre. Il est dans le monde des archanges, ou des dieux, ou des transcendances divines, et l’absolu, il le vit à l’intérieur. Il ne vit même que là dedans. Le relatif est comme un reflet lointain et plaintif de la vie prodigieuse qu’il mène. Il est en quelque sorte lui même le Soleil et la vie terrestre n’est simplement que l’ombre d’un corps.

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Le temps est-il en train de s’accélérer ?

Réponse

Le temps n’a aucune réalité. Il est une conception de l’esprit humain. Si l’être humain a envie que le temps s’accélère, il s’accélérera. S’il a envie que le temps s’abolisse, alors il s’abolira. S’il a envie que le temps s’attarde, il s’attardera. En réalité, le temps est composé de présent, de passé et de futur. Or, le présent n’existe jamais ; au fur et à mesure que je parle, il s’efface ; je n’arrive jamais à le fixer. Le passé n’existe que parce qu’il a un reflet dans le présent toujours mouvant. Et l’avenir n’existe pas non plus, car lorsque l’avenir s’immobilise, il devient présent et il cesse d’être avenir. Jamais on n’arrivera à saisir l’immuable, l’insaisissable, l’incroyable avenir.

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Y a-t-il un inconscient collectif ?

Réponse

Il faut se souvenir que l’humanité toute entière forme un seul être avec ses milliards de têtes. Cet être unique a un conscient, un supra conscient et un inconscient. Le supra conscient est composé de l’union de tous les sages et de tous les mages de la Terre. Le conscient est composé de tous les êtres intelligents qui réfléchissent sur la Terre et qui essaient de pénétrer les mystères de leur être. L’inconscient est formé de toutes les pensées de haine, de colère, de fureur et d’ignorance qui remplissent l’univers.

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En quoi le communisme est-il une aberration sociale ?

Réponse

Parce que l’évolution de l’espèce humaine se fait par des actes individuels et vouloir imposer à des êtres individuels un message collectif, une discipline collective, c’est arrêter leur évolution. C’est les enfermer dans des cachots, les fourrer au fond de l’abîme le plus noir possible et, par conséquent, c’est arrêter l’évolution du genre humain. On ne l’arrête jamais et elle finit par exploser d’une manière terrifiante. Le communisme est faux, fondamentalement faux !

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Qu’est ce qu’aimer ?

Réponse :

Mettre les autres avant soi-même. Habituellement, quand on agit, c’est d’abord nous, et les autres sont là pour nous suivre, s’ils le veulent bien, et s’ils ne veulent pas nous suivre, ils sont là pour être détruits…

Et le processus contraire ?

F.B. : Le contraire est précisément ce qu’on appelle aimer, c’est à dire, je suis là pour servir les autres, et je n’existe que pour que les autres soient en quelque sorte mes amis, mes amants, mes fidèles suivants et que je sois en même temps leur maître et leur servant.

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Est-ce que nos pensées nous appartiennent ?

Extrait

Elles nous appartiennent si nous les acceptons. Il y a des pensées qui viennent vers nous que nous repoussons, alors elles ne nous appartiennent pas. D’autres viennent vers nous et nous les acceptons, alors elles nous appartiennent. C’est uniquement l’acceptation, la clairvoyance et la volonté de l’homme.

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Les hommes actuels

Extrait

Je voudrais bien qu’il n’y ait ni guerre ni catastrophe, mais habituellement les êtres humains sont incapables d’autre chose. Déjà, pour un simple détail, par exemple au rugby, ils s’entretuent. C’est idiot ! Que voulez-vous que je fasse d’individus qui ne s’intéressent ni à la poésie ni à la métaphysique ni à l’amour ni à la sagesse ni à la beauté, qui ne s’intéressent uniquement qu’au désir de manger de la viande et au sport, au Mondial par exemple ? Franchement ! Comment voulez-vous qu’il en sorte quelque chose de bien ? Mais cela peut arriver, tout est possible !

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L’Évolution universelle

Extrait

C’est une loi universelle. Nous partons de l’Inconscient divin, passons au conscient divin et, du conscient divin, nous arrivons jusqu’au sur-conscient divin. Tous les êtres traversent cette loi. Nous commençons par être une espèce de bulle d’idées au fond de l’inconscient ; puis, à la suite des réincarnations, nous arrivons à travers la plante, l’animal et l’homme jusqu’à la conscience divine. De là, nous passons au super conscient divin et devenons Un avec l’Être infini, éternel et parfait qui a créé toutes les âmes. C’est une loi. Nous partons de l’inconscient pour aller vers le conscient et nous partons du conscient pour aller jusqu’au super conscient. Ceci est le mouvement permanent et éternel de l’Être divin. Il n’a jamais commencé et ne finira jamais.

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L’arcane XXIV – Le Vainqueur du Serpent

Extrait

L’arcane « XXIV » est encore enseveli dans la nuit du mystère. Il s’appelle « Le Vainqueur des Serpents. » Il est représenté sous la forme d’un dieu tenant à la main un glaive avec lequel il partage en deux un serpent monstrueux à trois têtes ayant chacune trois yeux d’où jaillissent des flammes qui embrasent toute la Terre. Mais le vainqueur des Serpents le partage et ce n’est plus qu’un cadavre sur la splendeur de l’univers rénové.

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Qu’est ce que l’état de non-violence ?

Réponse :

F.B. : La violence est le désir de détruire. Ainsi, si vous avez le désir de détruire ce qui vous gêne, ce qui gêne votre égoïsme, vous êtes violent. Nous avons tous, ou à peu près, ce désir de détruire ; mais on peut le transcender et on ne peut le transcender que par la pensée volontairement non-violente.

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L’Ange gardien

Extrait

Que devient l’ange gardien après notre mort ?

F.B. : Il reste toujours, il te suit.

Suit-il toutes nos vies, toutes nos réincarnations ?

F.B. : Oui, d’une manière générale. Selon le livre du docteur Moody , l’ange gardien nous montre le panorama de notre vie. Il est là, lumineux, ardent.

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Entretien avec François Brousse – 26 juin 1991

Extrait

Qu’est ce que l’espérance ?

F.B. : On peut la considérer comme un appât qui nous permet de survivre dans ce monde effroyable. On a toujours une espérance, que ce soit celle de réussir sur le plan professionnel ou sur le plan affectif ou sur le plan intellectuel, et surtout l’espérance de quitter la Terre et le cycle des réincarnations pour entrer dans l’Infini, l’Absolu, l’Éternité et dans la Béatitude. On a toujours une espérance et sans elle, il est pratiquement impossible de vivre.

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Poésie et métaphysique

Quel est le rôle du conte au sein de la poésie ?

F.B. : Le conte est rempli de rêves, d’illuminations, d’étrangetés, d’extases, d’effacements et d’évasions. Toute la poésie n’est qu’un conte. Un conte merveilleux qui nous raconte une multitude d’histoires merveilleuses de façon à ce que nous oublions tout ce que la Terre a pour nous de lourd, de terrible et de pénible. Le conte est donc essentiel. Il n’existe peut être pas un seul grand poème dans lequel il n’y ait un conte, histoire merveilleuse faite pour des enfants. Si nous ne conservons pas jusqu’à la fin de notre vie l’innocence et la pureté des enfants, nous n’arriverons jamais à l’Illumination.

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