Pensées divines

L’homme est pour l’homme le problème infini, mais il est aussi la solution parfaite.

François Brousse, Pensées divines, Revue BMP N°184-185, janv.-févr. 2000

Pensée divine

Une émotion intense et calme, où se mêlent l’amour fraternel, le sentiment de sa propre immense puissance, l’illimité de l’imagination, suffit quelquefois à ouvrir le chakra supérieur. On perçoit alors comme une ouverture au sommet du crâne qui s’ouvre sur l’abîme de l’Infini. Souvent aussi, la vision se déploie d’une nuit étoilée, galaxies étincelantes. Impression d’exaltante et de terrifiante grandeur.

François Brousse

Revue BMP N°91, juillet 1991

Pensée divine

Le corps est enchaîné, l’entendement gît en prison. Seul, ouvrant ses ailes de lumière, l’esprit victorieux du temps, de l’espace et des causes, plane dans la totale liberté.


François Brousse

Revue BMP96-97, janv.-févr. 1992 

Pensée divine

Certains admettent que sur la Terre les plaisirs sont compensés par des douleurs égales. Il y aurait une sorte d’équilibre inexorable où la souffrance serait l’exact reflet de la joie. Possible. Mais le monde de l’esprit, en dehors du temps, échappe à ce sinistre balancement.

Les joies de la beauté, de la vérité, de l’amour sont données généreusement, sans contrepartie. Elles forment les rayons de la grâce divine.

 

François Brousse

Revue BMP N°77, avril 1990

Pensée divine

Les âmes délicates éprouvent une honte poignante devant leur bonheur, alors que la souffrance abat ses griffes sur toute la Terre. Sentiment noble et pudique. Mais la Substance comprend la joie, et nous, étincelles divines, nous vibrons de bonheur, naturellement, au souffle de l’amour et de la beauté.

Quand tous les hommes atteindront la joie parfaite, le but de la planète sera réalisé.

François Brousse

Revue BMP43 – février 1987

Pensée divine

Devant les monstrueux mystères de l’univers, qui vont sans cesse s’agrandissant, et auxquels les nouveaux savants apportent de nouvelles ténèbres, la seule mentalité vraiment logique est la mentalité magique.

La raison nous sert à pétrir le monde, non à le connaître.

François Brousse

Revue BMP90, juin 1991

Pensée divine

La santé est une harmonie triple.

Notre plan mental doit chasser le doute par la torche de la certitude intuitive. Notre plan astral doit détruire les passions par le glaive de l’idéal. Notre plan physique doit écarter les maladies par le toucher du végétarisme. Mais le parfait équilibre corporel ne peut se réaliser que par l’union de ces trois ascèses. Un végétarien peut être malade s’il pêche contre la pureté ou la vérité.

François Brousse

Revue BMP77 – avril 1990

Pensée divine

Les orgueilleux penseurs occidentaux sont scandalisés de rencontrer dans la vieille sagesse orientale la croyance à la métempsycose.

Quoi ! L’homme, ce roi de la création, redevenir grenouille ou mouche ! Quelle indignité !

Pourtant, que les humains se regardent, sans indulgence, au miroir de la vérité.
Les uns, ne sont ils pas comme des tigres, les autres, bêtes comme des oies, malicieux comme des singes, matériels comme des porcs ?

La loi de la métempsycose, après leur mort, ne ferait que rendre tangible la forme de leur âme.

Il faut cependant avoir atteint un degré extraordinaire d’abjection pour retomber dans le gouffre animal. La loi qui joue, dans la plupart des cas, est celle de la réincarnation. Mais les mauvais et les rétrogrades sont rejetés dans les degrés inférieurs.

François Brousse

Revue BMP158-159, octobre – novembre 1997

Pensée divine

L’absurde tabou catholique contre les pratiques anticonceptionnelles amènera la mort du monde. Toutes les nations, surtout les primitives, multiplient leurs enfants.

Une marée irrésistible de vivants menace la Terre. L’Asie misérable et hypertrophiée, l’Amérique du Sud, mendiante et monstrueuse, arrivent par vagues au pied du promontoire européen. Quelles ressources faudra t il pour nourrir ce peuplement fou ? Des pilules stérilisantes distribuées aux femmes, freineraient l’effroyable mécanisme… Mais entendez vous le hurlement indigné des moralistes.

Une autre solution ouvrirait la route des étoiles à l’océan des hommes. On pourrait peupler les planètes inhabitées avec le bouillonnement excessif de la Terre. Encore serait il nécessaire d’atteindre ces planètes, de les transformer ensuite. Aurons nous le temps avant la catastrophe ultime ? Les événements se pressent autour de nous comme les fantômes pâles autour du sacrifice d’Ulysse.

François Brousse

Sub RosaRevue BMP113-114, juin – juillet 1993

 

Pensée divine

Il y a les idées mortes et les idées vivantes.

Les idées mortes flottent sur le grand courant de la conscience comme des bateaux en papier, fragilités blafardes et tristes qui se disloquent au moindre choc.

Les idées vivantes passent, elles, comme des astres aux rayons créateurs qui illuminent l’esprit – elles viennent parfois aussi comme des déesses nues qui nous mettent en rut.

Les idées mortes hantent les cerveaux érudits, l’idée vivante est la lumière du sage et la maîtresse du héros.

François Brousse

Revue BMP90, juin 1991

Pensée divine

La marque irrécusable de la sagesse, c’est qu’elle conduit au bonheur, non pas le plaisir passager des mortels, mais la sérénité profonde, pure, inaltérable, comme le diamant des cieux.

Quand l’homme préfère le glaive des dictateurs à la rose des princes ésotériques, l’heure de la mort sonne lentement. Le cycle de vie se termine et les désintégrations commencent.

François Brousse

Revue BMP70-71, septembre – octobre 1989

Pensée divine

Une émotion intense et calme, où se mêlent l’amour fraternel, le sentiment de sa propre immense puissance, l’illimité de l’imagination, suffit quelquefois à ouvrir le chakra supérieur. On perçoit alors comme une ouverture au sommet du crâne qui s’ouvre sur l’abîme de l’Infini. Souvent aussi, la vision se déploie d’une nuit étoilée, galaxies étincelantes. Impression d’exaltante et de terrifiante grandeur.

François Brousse

Revue BMP N°91, juillet 1991

Pensée divine

Le corps est enchaîné, l’entendement gît en prison. Seul, ouvrant ses ailes de lumière, l’esprit victorieux du temps, de l’espace et des causes, plane dans la totale liberté.


François Brousse

Revue BMP96-97, janv.-févr. 1992 

Pensée divine

Certains admettent que sur la Terre les plaisirs sont compensés par des douleurs égales. Il y aurait une sorte d’équilibre inexorable où la souffrance serait l’exact reflet de la joie. Possible. Mais le monde de l’esprit, en dehors du temps, échappe à ce sinistre balancement.

Les joies de la beauté, de la vérité, de l’amour sont données généreusement, sans contrepartie. Elles forment les rayons de la grâce divine.

 

François Brousse

Revue BMP N°77, avril 1990

Pensée divine

Les âmes délicates éprouvent une honte poignante devant leur bonheur, alors que la souffrance abat ses griffes sur toute la Terre. Sentiment noble et pudique. Mais la Substance comprend la joie, et nous, étincelles divines, nous vibrons de bonheur, naturellement, au souffle de l’amour et de la beauté.

Quand tous les hommes atteindront la joie parfaite, le but de la planète sera réalisé.

François Brousse

Revue BMP43 – février 1987

Pensée divine

Devant les monstrueux mystères de l’univers, qui vont sans cesse s’agrandissant, et auxquels les nouveaux savants apportent de nouvelles ténèbres, la seule mentalité vraiment logique est la mentalité magique.

La raison nous sert à pétrir le monde, non à le connaître.

François Brousse

Revue BMP90, juin 1991

Pensée divine

La santé est une harmonie triple.

Notre plan mental doit chasser le doute par la torche de la certitude intuitive. Notre plan astral doit détruire les passions par le glaive de l’idéal. Notre plan physique doit écarter les maladies par le toucher du végétarisme. Mais le parfait équilibre corporel ne peut se réaliser que par l’union de ces trois ascèses. Un végétarien peut être malade s’il pêche contre la pureté ou la vérité.

François Brousse

Revue BMP77 – avril 1990

Pensée divine

Les orgueilleux penseurs occidentaux sont scandalisés de rencontrer dans la vieille sagesse orientale la croyance à la métempsycose.

Quoi ! L’homme, ce roi de la création, redevenir grenouille ou mouche ! Quelle indignité !

Pourtant, que les humains se regardent, sans indulgence, au miroir de la vérité.
Les uns, ne sont ils pas comme des tigres, les autres, bêtes comme des oies, malicieux comme des singes, matériels comme des porcs ?

La loi de la métempsycose, après leur mort, ne ferait que rendre tangible la forme de leur âme.

Il faut cependant avoir atteint un degré extraordinaire d’abjection pour retomber dans le gouffre animal. La loi qui joue, dans la plupart des cas, est celle de la réincarnation. Mais les mauvais et les rétrogrades sont rejetés dans les degrés inférieurs.

François Brousse

Revue BMP158-159, octobre – novembre 1997

Pensée divine

L’absurde tabou catholique contre les pratiques anticonceptionnelles amènera la mort du monde. Toutes les nations, surtout les primitives, multiplient leurs enfants.

Une marée irrésistible de vivants menace la Terre. L’Asie misérable et hypertrophiée, l’Amérique du Sud, mendiante et monstrueuse, arrivent par vagues au pied du promontoire européen. Quelles ressources faudra t il pour nourrir ce peuplement fou ? Des pilules stérilisantes distribuées aux femmes, freineraient l’effroyable mécanisme… Mais entendez vous le hurlement indigné des moralistes.

Une autre solution ouvrirait la route des étoiles à l’océan des hommes. On pourrait peupler les planètes inhabitées avec le bouillonnement excessif de la Terre. Encore serait il nécessaire d’atteindre ces planètes, de les transformer ensuite. Aurons nous le temps avant la catastrophe ultime ? Les événements se pressent autour de nous comme les fantômes pâles autour du sacrifice d’Ulysse.

François Brousse

Sub RosaRevue BMP113-114, juin – juillet 1993

 

Pensée divine

Il y a les idées mortes et les idées vivantes.

Les idées mortes flottent sur le grand courant de la conscience comme des bateaux en papier, fragilités blafardes et tristes qui se disloquent au moindre choc.

Les idées vivantes passent, elles, comme des astres aux rayons créateurs qui illuminent l’esprit – elles viennent parfois aussi comme des déesses nues qui nous mettent en rut.

Les idées mortes hantent les cerveaux érudits, l’idée vivante est la lumière du sage et la maîtresse du héros.

François Brousse

Revue BMP90, juin 1991

Pensée divine

La marque irrécusable de la sagesse, c’est qu’elle conduit au bonheur, non pas le plaisir passager des mortels, mais la sérénité profonde, pure, inaltérable, comme le diamant des cieux.

Quand l’homme préfère le glaive des dictateurs à la rose des princes ésotériques, l’heure de la mort sonne lentement. Le cycle de vie se termine et les désintégrations commencent.

François Brousse

Revue BMP70-71, septembre – octobre 1989

Pensée divine

Absurdité dangereuse de la croyance aux peines infernales. De l’autre côté des morts inférieurs qui se croient damnés, n’éprouvent plus aucun scrupules à tourmenter ou à posséder les vivants.

Ainsi augmente la somme des fautes et des souffrances. Il faut patiemment expliquer à ces faux damnés que toutes les âmes seront sauvées, inévitablement. Les fantômes renoncent alors à obséder l’humanité physique, et ils montent d’une marche l’échelle des êtres.

Quand le dogme de l’enfer éternel s’effondrera, les yeux commenceront à saisir l’éternelle lumière.

François Brousse

Revue BMP70-71, septembre – octobre 1989

Pensée divine

Réalisme, masque de Satan. On commence par la description d’un pot de chambre, on continue par la glorification de la peine de mort, on finit par construire des camps de concentration. Le Réalisme va de l’immonde au féroce.

François Brousse

Revue BMP65, mars 1989

Pensée divine

Un châtiment qui attend certaines âmes inférieures. Après la mort, elles restent liées magnétiquement au cadavre, assistent avec horreur à la putréfaction du corps et se demandent, angoissées, si la fin de la forme matérielle ne sera pas aussi leur propre fin.

François Brousse

Revue BMP56, avril 1988

Pensée divine

Après la mort, des gouffres vermeils gonflés de béatitudes où passent et frissonnent les anges, où les morts prennent la figure de leur âme : fleurs radiantes, globes de lumière. Puis la montée vers le monde spirituel, d’un azur ineffable. Mais hélas ! Il faut redescendre. Ceux qui restent dans la gloire bleue sont les Délivrés.

François Brousse

Revue BMP56, avril 1988

Pensée divine

L’éloquence la plus brillante ne peut rien contre le sombre attrait du néant.
La mort, pour un athée désespéré, semble plus douce qu’une maîtresse. On peut dormir sans souci dans le creux de ses seins éternels !

François Brousse

Revue BMP18, Décembre 1984

Pensée divine

Les chaînes de fer que portent les prisonniers dans leur cachot sont moins lourdes que les dogmes qu’une religion impose à ses fidèles.

François Brousse

Revue BMP12, Juin 1984

Pensée divine

Le volcanisme de la puberté crache la révolte contre l’homme et le social. Ces explosions, par leur déchirement, peuvent faire entrevoir l’Infini. Mais attendons la suite ! Tel jeune brise tout finit misérablement dans le cuir d’un policier ou l’écaille d’un souteneur. Le révolté devient conformiste. L’anticlérical s’apaise en curé.

Espérons qu’il leur reste quelque étincelle du volcan primitif.

François Brousse

Revue BMP57, mai 1988

 

Pensée divine

L’obsession reste tapie au dessous du niveau de notre conscience. On perçoit les mouvements du monstre en sommeil, mouvements vagues mais précurseurs d’orages. On a l’impression d’héberger en soi un démon invisible, qui dort avec un rictus moqueur en attendant la grande orgie du réveil.

 

François Brousse
Revue BMP43, février 1987

Pensée divine

Bien que les épreuves souffertes par un humain soient le résultat de son karma, il convient de ne pas le mépriser et de le considérer aussi pur qu’un ange ou qu’un maître divin.

François Brousse

Revue BMP12, juin 1984

Pensée divine

Il ne s’agit pas de culpabiliser ceux qui s’égarent, mais les avertir de l’abîme dans lequel ils risquent de tomber, perdant ainsi toute une existence.

François Brousse

Revue BMP12, juin 1984

Pensée divine

Tous les partis qui rejettent le respect de la personne humaine sont condamnés à être dévorés.

Satan a pour loi la destruction.

François Brousse

Revue BMP11, mai 1984

Pensée divine

Le problème des extraterrestres – ou des intraterrestres – brille de facettes insolites. Ils n’interviendront jamais dans le tourbillon politique des peuples, car leur intervention risquerait de provoquer la guerre des mondes et d’aboutir au chaos des technologies meurtrières. Surtout, il faut abandonner les chimères médiévales d’une restauration monarchique imposée à la France par des extraterrestres ! Autre illusion, croire qu’ils vont résoudre toutes nos difficultés intérieures.
L’humanité se leurre en cherchant un rédempteur qui prenne sur lui tous les péchés. Ni Jésus ni Karl Marx ni les extraterrestres ne peuvent réaliser ce miracle absurde ! Les maîtres sont des guides spirituels et non des tyrans physiques. Ils sont des révélateurs et non des boucs émissaires. Ils sont des béliers de feu et non des agneaux innocents que l’on immole à la place des coupables. Chacun est responsable de ses propres fautes et de ses propres exploits. Les grands messagers nous montrent le chemin qui monte aux étoiles, mais c’est à nous de le parcourir.

François Brousse

Revue BMP198 à 202, mars – juillet 2001

Pensée divine

L’idée est immuable, infinie, parfaite. La sensation se traîne péniblement dans le muable, le fini et l’imparfait. Prétendre que la sensation crée l’idée, c’est renverser la pyramide de l’intelligence, et, c’est retomber au niveau de la limace.

François Brousse

Revue BMP186-187-188, mars – avril – mai 2000

Pensée divine

Le surhomme véritable n’est pas le macaque dégénéré au sourire de tigre que nous a hurlé Nietzsche, mais le géant aux ailes d’aigle dont la pensée commandera aux étoiles et qui saluera fraternellement le cosmos et les dieux.

François Brousse

Revue BMP186-187-188, mars – avril – mai 2000

Pensée divine

La seule définition de la liberté est d’ordre métaphysique, elle consiste à n’avoir pour maître que son Moi divin.

François Brousse

Revue BMP184-185, janvier-février 2000

Pensée divine

La Connaissance, c’est la mère éblouissante de la Béatitude.

 

François Brousse

Revue BMP N°184-185, janvier-février 2000

Pensée divine

L’ultime vision, c’est de voir que Dieu est invisible. Il dépasse toutes les conceptions de l’humanité.

François Brousse

Revue BMP184-185, janvier-février 2000

Pensée divine

L’ignorance est le sommeil de l’esprit, la connaissance est son réveil divin.

François Brousse

Revue BMP184-185, janvier-février 2000

Pensée divine

Le vrai philosophe a traversé toutes les formes de vie pour atteindre la vie elle même.

François Brousse

Revue BMP184-185, janvier-février 2000

Pensée divine

Soyez docile devant Dieu et fort devant les hommes. Mais confondre le Dieu des religions et le Dieu des philosophes est une erreur cosmique.

François Brousse

Revue BMP184-185, janvier-février 2000

 

Pensée divine

TU NE TUERAS POINT : ce commandement interprété sans détour aboutit au végétarisme. Il ne faut tuer ni homme ni animal : condamnation des guerres, des révolutions, de la peine de mort, des nourritures carnivores.

François Brousse

Revue BMP29, novembre 1985

 

Pensée divine

Les âmes des bêtes égorgées rôdent dans les airs. Elles se mêlent aux éléments, surexcitent les électricités, gonflent les énergies et vomissent l’enfer sur les hommes. Dans les vagues qui hurlent autour des matelots, dans les typhons qui ravagent les peuples, dans les tremblements de terre qui dévorent les villes, dans les laves et les flammes ricanent sinistrement les animaux massacrés.

Ils se vengent.

La cuisine et le laboratoire fabriquent sans arrêt des hordes de démons. L’humanité se décidera t elle à en prendre conscience ?

François Brousse

Revue BMP73, décembre 1989

Pensée divine

L’humanité commence par adorer les héros sauvages qui répandent le sang des victoires. Elle adore ensuite le technicien dont la fatale science désintègre les peuples et défigure Dieu. L’humanité adorera dans le futur les poètes, démiurges des mondes surnaturels, et finira son cycle dans l’adoration des sages en contact avec les énergies angéliques.

François Brousse

Revue BMP N°73, décembre 1989

Pensée divine

Les sages sont les yeux de l’humanité, les poètes en sont la voix. Quand les yeux se ferment et la voix se tait, une ère de ténèbres tombe sur les peuples.

François Brousse

Revue BMP N°81, septembre 1990

Pensée divine

L’intuition des poètes précède toujours le travail des savants. Quand les fourmis arrivent dans la forêt, les aigles l’ont traversée depuis longtemps.

François Brousse

Revue BMP N°81, septembre 1990

 

Pensée divine

Les grands poètes nagent à contre-courant. Le fleuve de la vie sociale les presse et les étouffe. Comment sortir de cette eau gluante ? Un seul chemin : la volonté. Certitude d’une mission surhumaine. Joie de lutter seul contre tous. Volupté de faire scintiller l’étoile dans l’horreur des ténèbres. Orgueil et bienveillance.

François Brousse

Revue BMP N°82, octobre 1990

Pensée divine

Deux chemins montent vers l’Être : « La souffrance et l’intelligence. »
Des milliards de vivants s’égarent, et la douleur les ramène.
Quelques intelligences demeurent dans la voie divine. Elles cheminent au milieu d’une joie épanouissante…

Homme, à toi de choisir !

François Brousse

Revue BMP N°18, Décembre 1984

Pensée divine

Je regarde d’un œil étonné les matérialistes, qui croient avec désespoir au néant, et les catholiques, qui croient avec épouvante à l’enfer. Quel effroyable complexe de culpabilité grouille dans leurs entrailles, pour les empêcher de voir le Gange de miel et de feu, qui roule à travers les étoiles !

François Brousse

Revue BMP N°20, Février 1985

Pensée divine

L’avenir remplacera le culte des saints par la religion des grands hommes : poètes, écrivains, artistes, philosophes, et rejettera complètement l’idolâtrie des fanatiques ou des conquérants.
Quant aux savants, seuls les astronomes méritent qu’on leur dresse des autels. Les autres ont trop fait de mal à la Terre et à l’homme.

François Brousse

Revue BMP N°39, Octobre 1986

 

Pensée divine

Quand on prend le pain des pauvres pour enrichir une religion – fut elle la plus miraculeuse – on commet une œuvre de mort. C’est proprement de l’idolâtrie. Les églises qui étalent leur faste au milieu de l’indigence populaire appellent sur la splendeur de leurs flèches le glaive de l’inconnu.

François Brousse

Revue BMP N°72, novembre 1989

Pensée divine

La civilisation humaine sera sauvée quand cet arbre merveilleux, depuis les branches élites jusqu’aux racines populaires, propulsera la même sève : respect de la vie universelle, amour des individualistes. Ne faire souffrir personne, ne tuer personne. L’homme, reconnu valeur absolue, deviendra l’inébranlable assise du palais des races.

François Brousse

Revue BMP N°81, novembre 1989

Pensée divine

Pour qu’une œuvre devienne populaire, il lui suffit d’être belle. À certaines périodes, l’attraction de la Lune ou de la beauté devient irrésistible. L’océan des hommes monte lentement vers elles.

François Brousse

Revue BMP N°88-89, avril- mai 1991

Pensée divine

Les trois « D » triomphent, écrasent l’humanité moyenne : le Déterminisme, le Destin, la Domination. Les peuples esclaves rampent sous ce fatal couperet de la folie universelle.

Mais les héros, les saints, les surhommes se libèrent en montant jusqu’au domaine de la lettre « M », la métaphysique.

 

François Brousse

Revue BMP N°184-185, janvier-février 2000

Pensée divine

Les éditeurs recherchent les auteurs passagers, les ouvrages à la mode. Ils ignorent naturellement les valeurs éternelles. Mais le vent, qui emporte les dunes de sable, respecte le sphinx.

 

François Brousse

Revue BMP N°83, novembre 1990

Pensée divine

L’homme cherche toujours Dieu en dehors de l’homme, c’est là l’erreur initiale : l’homme et Dieu sont identiques.

François Brousse

Revue BMP N°184-185, janvier-février 2000