Philosophie et métaphysique

La métaphysique est la découverte des lois éternelles qui régissent le cosmos. C’est une création de l’esprit, si l’on veut, mais une création qui s’approche de l’Être.

François Brousse, Entretien, 3 août 1991, Revue BMP N°165 – mai 1998

La métaphysique s’intéresse à l’infini, à l’absolu, à l’éternel et au parfait. (Entretien, Clamart, 18 août 1990)

Seule la métaphysique, qui touche au total et à l’essentiel, est la connaissance positive. (Revue BMP N°63, déc. 1988-janv. 1989)

Elle est la vérité absolue. Elle regarde avec sérénité s’effacer la vapeur des fois et des doctrines, comme une brume au flanc des montagnes quand se lève le soleil. (Revue BMP N°78, mai 1990)

La vérité est l’aliment naturel de notre esprit. (Revue BMP N°203, sept. 2001)

La vérité n’a pas besoin d’être démontrée mathématiquement. Elle ne peut être démontrée que philosophiquement. (Entretien, Clamart, 14 août 1990)

Les âmes, voyageuses de l’infini, viennent du ciel métaphysique, elles y retournent après un certain nombre d’années. (Revue BMP N°34, avr. 1986)

François Brousse

Le Livre du Centenaire, Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 2013, p.

Sur la Terre, la plus haute initiation, c’est de conquérir la lumière, la métaphysique avant tout.

François Brousse, Entretien, 3 août 1991, Revue BMP N°165 – mai 1998

Cantilène

Cantilène

Extrait

Je veux jouir d’une lumière incomparable
Et la verser, cette lumière, à l’univers
Les éons s’aiment dans l’érable
Floréal caresse l’hiver.

Pas d’enfer éternel ! Pas de maux incurables,
L’esprit saisit le corps et rayonne au travers.
Un sculpteur incommensurable
Remodèle tous les pervers.

Le réveil

Le réveil

Extrait

La mort n’est qu’un sommeil
Passager
Son voile mensonger
N’empêche pas le grand réveil,
L’éternel nous réclame
Il sauvera notre âme
Dans l’azur délirant
Il attend ses enfants,
L’illusion du monde
Arrêtera ses rondes
Nous entrerons enfin
Dans l’éternel matin.

Maximes

Maximes

Extrait

Humain, je t’offre ces maximes
Pour conquérir les fières cimes

Jamais ton front ne doit courber
Devant les dogmes d’un abbé,

Ceux qui croient l’enfer éternel.
Deviendront des serpents cruels.

Tous les êtres seront sauvés
Tel est le discours d’Iévé.

Métaphysique

Métaphysique

Extrait

Que le cadavre froid, parmi l’ombre sans bornes,
Sentant glisser les vers dans sa carcasse morne,
Tressaille au souffle de la mort,

Seuls les êtres formés d’atomes la redoutent,
Mais l’âme incorruptible et une, en jaillit toute
Comme un cheval libre du mors !

Pensée divine

Extrait

Les orgueilleux penseurs occidentaux sont scandalisés de rencontrer dans la vieille sagesse orientale la croyance à la Métempsycose.
Quoi ! L’homme, ce roi de la création, redevenir grenouille ou mouche ! Quelle indignité !
Pourtant, que les humains se regardent, sans indulgence, au miroir de la vérité.
Les uns, ne sont ils pas comme des tigres, les autres, bêtes comme des oies, malicieux comme des singes, matériels comme des porcs ?

Pensée divine

L’éloquence la plus brillante ne peut rien contre le sombre attrait du néant.
La mort, pour un athée désespéré, semble plus douce qu’une maîtresse. On peut dormir sans souci dans le creux de ses seins éternels !

Pensée divine

L’idée est immuable, infinie, parfaite. La sensation se traîne péniblement dans le muable, le fini et l’imparfait. Prétendre que la sensation crée l’idée, c’est renverser la pyramide de l’intelligence, et, c’est retomber au niveau de la limace.

Pensée divine

La seule définition de la liberté est d’ordre métaphysique, elle consiste à n’avoir pour maître que son Moi divin.

Pensée divine

La Connaissance, c’est la mère éblouissante de la Béatitude.

Pensée divine

L’ultime vision, c’est de voir que Dieu est invisible. Il dépasse toutes les conceptions de l’humanité.

Pensée divine

Le vrai philosophe a traversé toutes les formes de vie pour atteindre la vie elle même.

Pensée divine

Soyez docile devant Dieu et fort devant les hommes. Mais confondre le Dieu des religions et le Dieu des philosophes est une erreur cosmique.

Questions sur l’art, la psychologie, la métaphysique…

Extrait

Comment un psychologue peut il devenir un métaphysicien ?

F.B. : Il le peut quand il s’aperçoit qu’à l’intérieur de son âme, il y a tous les secrets du cosmos, et, par conséquent, il peut parfaitement comprendre qu’il ne pourra embrasser l’univers que s’il connaît la profondeur même de son âme. Dans son âme infinie, l’univers est enfermé. Sinon il reste dans une banalité ennuyeuse, agaçante, parlant à chaque instant des rapports existant entre lui et les êtres extérieurs et n’ayant pas un seul coup d’aile lui permettant de monter vers l’infini. En somme, un psychologue ne peut devenir métaphysicien que s’il est inspiré par le Verbe infini. Cela peut lui arriver, c’est une aventure qu’il n’a pas cherchée et qui l’attend au coin de la rue. Cette aventure l’emporte plus loin, plus haut et plus profondément qu’il ne l’imaginait.

Qu’est-ce qui résiste en nous ?

Réponse

Je ne commenterai pas la phrase mais enfin je peux donner quelques idées générales.

Qu’est-ce qui résiste en nous ? C’est l’égoïsme ! Nous avons peur. C’est l’égoïsme, le doute, la peur et la haine.

Il faut supprimer ces quatre choses. Il n’y a aucun doute ! La peur : vous ne devez avoir peur de rien et surtout pas de la mort qui est une délivrance.

Comment faire régner l’amour ?

Réponse

Je crois qu’on pourra faire venir l’amour lorsqu’on donnera une explication rationnelle à tous les maux qui existent sur la Terre. Évidemment, on se demande pourquoi autant d’horreurs sur notre planète, mais si vous faites intervenir les vieilles doctrines sur le péché originel ou même sur le hasard des éléments, vous n’avez aucune espèce de réponse. Par contre, si vous faites intervenir les notions de régénération et de réincarnation, vous savez que tous les maux qui existent sont le résultat des erreurs que nous avons commises dans nos vies passées. On peut dire aussi que la Terre, actuellement, est soumise à la violence pour trois raisons…

Contes du gouffre et de l’infini – 1ère éd. 1988

Contes du gouffre et de l’infini – 1ère éd. 1988

Extrait de « La Mésaventure de Méphistophélès »

Altaïr le Mage

Ô Toi, Satan, toi qui terrorises les hommes, toi dont la face ricanante apparaît à chaque coin de rue, toi qui tentes les saints pleins d’horreur, toi qui rôdes dans le cauchemar des mauvais prêtres, toi qui es adoré par les pontifes noirs du chemin oblique, toi qui jettes l’ombre de ta griffe monstrueuse sur toute la chrétienté, toi qui te crois éternel comme Dieu, tremble, tu mourras !

Tu n’es que la cristallisation vivante des préjugés et des haines, tu n’es que le reflet animique de l’épouvante des foules, tu n’es que l’araignée mangeuse de superstitions, tu n’es que l’éphémère fils des passions d’Adam, tu n’es qu’une ombre et qu’un fantôme !

Le Monde inconnu N°79, Janvier 1987 – L’année pyramidale

Le Monde inconnu N°79, Janvier 1987 – L’année pyramidale

Extrait

L’étoile Polaire dont le regard veille intensément sur l’univers, n’est pas immuable comme on le croit : elle se déplace au fil des âges. Située dans le prolongement de l’axe des pôles, elle subit tous les mouvements de la Terre. Or notre globe tourne sur lui-même comme une toupie, et l’axe des pôles décrit un cercle sur lequel est fondée la précession des équinoxes.

Est-ce qu’il y a une individualité ?

Réponse

Oui, l’individualité existe, heureusement ! Si elle n’existait pas le monde serait absurde, complètement et totalement. Si nous n’avions pas une individualité, nous serions en train de jouer à ce jeu infernal qui consiste à sortir de l’Inconscient divin et à y jouer, à travers la souffrance, l’épouvante, la sottise, l’erreur, l’ignorance, la cruauté, le désespoir, pour rentrer ensuite dans le néant divin. C’est une vision qui me parait singulièrement fausse ! Nous avons une individualité et elle subsiste toujours.

Comment se présente le relatif pour quelqu’un qui vit dans l’absolu ?

Réponse

Quelqu’un qui vit dans l’absolu n’est plus sur la Terre. Il est dans le monde des archanges, ou des dieux, ou des transcendances divines, et l’absolu, il le vit à l’intérieur. Il ne vit même que là dedans. Le relatif est comme un reflet lointain et plaintif de la vie prodigieuse qu’il mène. Il est en quelque sorte lui même le Soleil et la vie terrestre n’est simplement que l’ombre d’un corps.

Qu’est ce qu’aimer ?

Réponse :

Mettre les autres avant soi-même. Habituellement, quand on agit, c’est d’abord nous, et les autres sont là pour nous suivre, s’ils le veulent bien, et s’ils ne veulent pas nous suivre, ils sont là pour être détruits…

Et le processus contraire ?

F.B. : Le contraire est précisément ce qu’on appelle aimer, c’est à dire, je suis là pour servir les autres, et je n’existe que pour que les autres soient en quelque sorte mes amis, mes amants, mes fidèles suivants et que je sois en même temps leur maître et leur servant.

Est-ce que nos pensées nous appartiennent ?

Extrait

Elles nous appartiennent si nous les acceptons. Il y a des pensées qui viennent vers nous que nous repoussons, alors elles ne nous appartiennent pas. D’autres viennent vers nous et nous les acceptons, alors elles nous appartiennent. C’est uniquement l’acceptation, la clairvoyance et la volonté de l’homme.

L’Évolution universelle

Extrait

C’est une loi universelle. Nous partons de l’Inconscient divin, passons au conscient divin et, du conscient divin, nous arrivons jusqu’au sur-conscient divin. Tous les êtres traversent cette loi. Nous commençons par être une espèce de bulle d’idées au fond de l’inconscient ; puis, à la suite des réincarnations, nous arrivons à travers la plante, l’animal et l’homme jusqu’à la conscience divine. De là, nous passons au super conscient divin et devenons Un avec l’Être infini, éternel et parfait qui a créé toutes les âmes. C’est une loi. Nous partons de l’inconscient pour aller vers le conscient et nous partons du conscient pour aller jusqu’au super conscient. Ceci est le mouvement permanent et éternel de l’Être divin. Il n’a jamais commencé et ne finira jamais.

Conférence de François Brousse – 17 février 1977

Extrait

Il existe en nous toute une hiérarchie.

Au bas de cette hiérarchie, il y a le primitif, celui qui est simplement emporté par ses instincts, par son âme animale. Au-dessus, vous avez ceux qui obéissent aux ordres de leur âme humaine et enfin, ceux qui obéissent aux injonctions et à l’inspiration de leur âme divine. Ceux qui sont devenus Un avec leur âme divine sont, précisément, les grands maîtres. Il y en a en réalité vingt-deux et ces vingt-deux rayonnent à travers toute la Terre.

L’Ange gardien

Extrait

Que devient l’ange gardien après notre mort ?

F.B. : Il reste toujours, il te suit.

Suit-il toutes nos vies, toutes nos réincarnations ?

F.B. : Oui, d’une manière générale. Selon le livre du docteur Moody , l’ange gardien nous montre le panorama de notre vie. Il est là, lumineux, ardent.

Entretien avec François Brousse – 26 juin 1991

Extrait

Qu’est ce que l’espérance ?

F.B. : On peut la considérer comme un appât qui nous permet de survivre dans ce monde effroyable. On a toujours une espérance, que ce soit celle de réussir sur le plan professionnel ou sur le plan affectif ou sur le plan intellectuel, et surtout l’espérance de quitter la Terre et le cycle des réincarnations pour entrer dans l’Infini, l’Absolu, l’Éternité et dans la Béatitude. On a toujours une espérance et sans elle, il est pratiquement impossible de vivre.

Lamennais et le Christianisme universel – éd. 1964

Lamennais et le Christianisme universel – éd. 1964

Présentation

Au printemps 1963, François [Brousse] a la joie de voir l’édition de Lamennais et le Christianisme universel à Paris. À peine retouché, cet essai est le Mémoire Raison individuelle et Raison générale chez Lamennais, produit et discuté pour l’obtention de son diplôme d’Études Supérieures de Philosophie à l’Université de Montpellier le 28 mai 1942. De Lamennais, son ami et son confesseur, V. Hugo disait : « Il éclaire comme Pascal, il brûle comme Rousseau, il foudroie comme Bossuet. » La presse salue cette parution avec éloges.

Le Double Infini – 1ère éd. 1977

Le Double Infini – 1ère éd. 1977

Présentation

En été 1977 paraît Le Double Infini ou l’Histoire d’une Société secrète, dernier élément d’une trilogie composée de Isis-Uranie et de L’Ordre de l’étoile Polaire et qui sera rassemblée en 1984 sous le titre La Trinosophie de l’étoile Polaire. Ce « Double Infini » a déjà été entrevu par Hugo :

« Il y a un moi dans l’infini d’en haut comme il y a un moi dans l’infini d’en bas. Ce moi d’en bas, c’est l’âme ; ce moi d’en haut, c’est Dieu. Mettre par la pensée l’infini d’en bas en contact avec l’infini d’en haut, cela s’appelle prier. » (Les Misérables : Deuxième partie, Livre Septième, V, la Prière)

L’Ordre de l’étoile Polaire et Celui qui vient, 1ère éd. 1974

L’Ordre de l’étoile Polaire et Celui qui vient, 1ère éd. 1974

Extrait

Le passé de l’Ordre Polaire remonte jusqu’au Pôle Primordial. Ce fut la grande vérité communiquée au genre humain, il y a de cela dix-huit millions d’années, par l’intermédiaire de la race vénusienne, arrivée de l’étoile du matin sur des chars de feu, et qui, à l’humanoïde primitif, donna la flamme de la connaissance intégrale.

Le Livre du Centenaire – 2013

Le Livre du Centenaire – 2013

Présentation

Ce livre a été édité en mai 2013, à l’occasion du centenaire de la naissance de François Brousse, né le 7 mai 1913 à Perpignan. Il réunit l’ensemble des textes lus ou présentés dans le cadre de ce grand événement – lectures, spectacles, expositions, etc. – et rassemble des poèmes, essais, textes, photos d’archives… Il condense l’hommage rendu à cette vitalité particulière de la pensée de François Brousse, à son originalité et son universalisme, à sa liberté et à sa force.

Revue Sources Vives N°30 – Avril 1964

Revue Sources Vives N°30 – Avril 1964

Sub Rosa – Pensées sans entraves (Extraits)

Animus est, pour la femme, l’image sublimée du père, qui conditionnera le choix de l’époux futur. Anima est, pour l’homme, l’image transfigurée de la mère, qui déterminera l’élection de la future épouse. Telle, réduite à sa plus simple expression, apparaît la théorie de Jung…

L’Évangile de Philippe de Lyon – 1ère éd. 1994

L’Évangile de Philippe de Lyon – 1ère éd. 1994

Extrait

Nous allons reprendre notre étude sur l’Évangile de Philippe de Lyon.

Philippe de Lyon savait qu’il était la réincarnation du mage‑apôtre Philippe. Certaines paroles mysté­rieuses qu’il a prononcées laissent entendre qu’il connaissait sa formidable nature. Il a donc laissé un nouvel évangile que l’on pourrait appeler l’Évangile de Philippe, et dans lequel il révèle toutes ses doctrines. Cet évangile, nous l’avons commenté la fois dernière et nous avons vu ses étranges révélations sur la Lune, sur l’âme, sur Jésus, sur les naissances virginales. Maintenant, contemplons d’autres horizons.

Revue Destins N°14 – Mars 1947

Revue Destins N°14 – Mars 1947

« Les Pères de l’Église »

Les premiers philosophes du christianisme, les Pères de l’Église, furent des penseurs lumineux dont les écrits reflètent, non les dogmes catholiques, mais l’universelle vérité. La religion des mages palpite dans leurs pures croyances. De nos jours, les prêtres ont perdu le goût de ces profondes eaux primitives.

Il suffit pourtant de se pencher sur les puits mystiques de leur foi pour y voir étinceler toute la sagesse fondamentale. Le Vatican a oublié ces splendeurs, mais elles brûlent toujours, talisman enfoui, dans les profondeurs de l’histoire.

Revue Destins N°20 – Octobre 1947

Revue Destins N°20 – Octobre 1947

« Les prophéties gnostiques »

Dans le déclin du monde antique, l’Orient et l’Occident s’embrassèrent sous le vol de l’aigle romaine. De ce baiser naquit un enfant merveilleux qui voulut s’emparer des astres. C’est la Gnose.

Les gnostiques forment la plus effarante galerie de prophètes et de visionnaires. Ils respirent dans une atmosphère divine. Le sens de l’infini, se réveillant en eux avec une force irrésistible, les remplit d’un vertige affolant.

Revue Agni N°1 – 1953

Revue Agni N°1 – 1953

Présentation

Agni était un des plus grands dieux de l’Inde antique.

Sa bouche mystérieuse verse des flammes, et sept rayons de lu­mière s’échappent de son corps immortel.

Agni resplendit dans le Soleil, étincelle dans les étoiles, flamboie à travers l’éclair et danse joyeusement parmi le feu des sacrifices. Il connaît les secrets de l’infini.

Revue Agni N°7 – Printemps 1955

Revue Agni N°7 – Printemps 1955

« L’ancre »

[…] On ne peut éviter les souffrances que par le progrès spirituel. Ici apparaît dans toute sa gloire l’ancre d’Isis, l’ancre de fer et d’or qui fixe le navire, l’empêche d’être emporté par les souffles ténébreux. Quelle est cette ancre ? Une méthode d’ascèse intérieure, une route lumineuse vers l’esprit. Demandons‑la aux abîmes de l’Inde, aux gouffres comblés de mystiques trésors.

Revue Agni N°10 – Hiver 1956

Revue Agni N°10 – Hiver 1956

« Le Paon »

Le Paon, cet oiseau vêtu d’étoiles, dans les mythologies antiques, se surchargeait d’une signification intense. Il représentait en somme la métempsycose. Le géant Argus possédait cent yeux, irradiés à travers son corps démesuré. Jamais il ne tombait sous l’empire du sommeil, car, dans le repos, cinquante prunelles se fermaient, cinquante restaient ouvertes. Son multiple regard dévorait les horizons.

Revue Agni N°12 – Été 1956

Revue Agni N°12 – Été 1956

Aspiration

Par ta torche céleste, ô Dieu, tu m’as brûlé.
Mon esprit, dans le feu, goûta l’intelligence.
Ton mystère de gloire éternelle s’élance
Comme un griffon géant dans le gouffre étoilé.

Ton souffle a descellé ma bouche d’acier noir
Pour en faire jaillir les hymnes de la force,
Ô Roi des majestés, tu plaças dans mon torse,
Comme une lampe bleue les trésors de l’espoir !

Revue Agni N°18 – Hiver 1958

Revue Agni N°18 – Hiver 1958

Jacques de Marquette

Grand, imposant, avec une couronne de cheveux cendre, Jacques de Marquette suit un sentier incontestablement bénéfique, celui du végétarisme. Il a compris que les massacres d’animaux pèsent d’un poids terrible sur le karma humain. Il se place donc, à ce point de vue, parmi les vrais prophètes.

Sa conférence sur le Yoga royal fut un régal pour les initiés.

Revue Agni N°19 – Printemps 1958

Revue Agni N°19 – Printemps 1958

La vision des morts

J’avais trois yeux sur mon front noir,
Qui regardaient d’un air hagard,
Dans les ténèbres
Et sortaient cent formes funèbres
Du fond des nuits de cauchemar

Et je voyais les morts, tous les morts du passé,
Ils volaient dans le ciel, par flots bouleversés,
Entremêlant leurs bras comme des ailes sombres.
Comme un sable tragique, ils s’enfuyaient sans nombre
Et par endroits, leur nuage s’ouvrant
Me laissait voir un spectacle effrayant…

Zoroastre l’apôtre du soleil – 1ère éd. 1972

Zoroastre l’apôtre du soleil – 1ère éd. 1972

Présentation

En hiver 1972, une nouvelle édition est consacrée à Zoroastre l’Apôtre du Soleil. Ce personnage qu’il place parmi les guides de l’humanité, naît en riant et choisit sa mort dans l’apothéose de la foudre, au sommet d’une tour à sept étages.

L’Angélus des rêves – 1ère éd. 1978

L’Angélus des rêves – 1ère éd. 1978

Avertissement

Matérialisme, scientisme, réalisme, ces monstres mornes menacent de leur masse l’humanité. Ils ont accumulé sur la Terre, depuis un siècle, plus de calamités que toutes les religions précédentes. La mort de Dieu, comme le prophétisait Nietzsche, a ouvert la porte des cataclysmes majeurs. Seulement, Dieu est éternel. Son image religieuse et superstitieuse peut mourir. Son essence ineffable subsiste dans l’infinie lumière. Cette vérité flamboie au cœur du monde tangible comme du monde poétique

Revue Sources et Flammes N°10 – Printemps 1982

Revue Sources et Flammes N°10 – Printemps 1982

Zoroastre l’apôtre du soleil, 2e éd. deuxième trimestre 1982

La tentation de Zoroastre (Chap. VII)

Il existe, dans la vie des initiateurs, un désert terrible, peuplé de visions atroces et lascives, que l’on appelle le désert de la tentation. Toutes les forces enfermées dans l’âme brisent leur porte, et se répandent au dehors avec un bouillonnement farouche. La mer jaillit par‑delà ses rivages.

Revue Dialogues N°30 – Juin 1982

Revue Dialogues N°30 – Juin 1982

Le Livre des révélations t. 1

Présentation par François Debuire

La Licorne Ailée vient de publier le premier Livre des révélations (1) – sous la forme de polycopies – qui comprend une première série de six conférences faites par François Brousse à Perpignan et à Prades, de décembre 1978 à mai 1979. […]

Le moins que l’on puisse dire, en lisant ce premier Livre des révélations de François Brousse, c’est qu’il comporte une somme considérable de… révélations ! Donnons, pêle-mêle, quelques-uns des nombreux thèmes qui sont abordés par François Brousse dans ces six conférences…

Revue Dialogues N°35 – Décembre 1982

Revue Dialogues N°35 – Décembre 1982

La conquête du Saint-Graal

Monté sur un cheval vert émeraude, je suis un paladin vêtu d’une armure d’or, avec un casque à visière. Un panache de plumes blanches frissonne sur le casque. Je pousse mon cheval vers le haut d’une montagne où se dresse la tour d’ivoire qui contient le Saint-Graal. Cette tour est gardée par une vierge dont les regards peuvent être mortels. Le cavalier traverse une vaste forêt. Il rencontre dans une clairière un nain monstrueux juché sur un bloc de porphyre, dont les veines semblent rouler un sang tragique.

Le nain me dit…

Revue Dialogues N°36 – Janvier 1983

Revue Dialogues N°36 – Janvier 1983

« Secrets et mystères de la transmigration des âmes » (Conférence de François Brousse, Paris, 29-11-1982)

Compte-rendu par Aurélie Saint-Noël

Répondant à l’invitation de la Licorne Ailée, près de 400 personnes se trouvèrent rassemblées dans la salle La Rochefoucauld du Club des Ingénieurs des Arts et Métiers à Paris, le lundi 29 novembre [1982] dernier pour entendre François Brousse révéler les « Secrets et mystères de la transmigration des âmes ».

Revue BMP tome 5 – 1987-1988

Revue BMP tome 5 – 1987-1988

Réponse à un contradicteur

Un contradicteur m’a récemment reproché de n’apporter rien de nouveau. Mon message serait un simple condensé des révélations divulguées par Héléna Petrovna Blavatsky, Annie Besant et Leadbeater.

J’ai beaucoup d’admiration et de sympathie pour ces trois maîtres, mais mon enseignement est entièrement nouveau. Les théosophistes se contentent de préconiser le végétarisme, moi j’en fais un des quatre axes fondamentaux de la conquête de l’illumination. Les trois autres axes étant la sagesse, l’amour et la beauté. En un mot, je prétends qu’il est impossible d’atteindre la libération tant que l’on est carnivore.

Revue BMP tome 7 – 1989-1990

Revue BMP tome 7 – 1989-1990

« PROPOS DE TABLE DE FRANÇOIS BROUSSE »

Différence entre un maître, un sage et un saint ?

Un saint est celui qui est capable de pardonner à ses ennemis. Un sage peut aussi pardonner à ses ennemis, il en est capable, mais en plus, il connaît tous les secrets de l’univers ; ce que le saint est loin de faire. Souvent ce dernier se trompe d’une manière magistrale. Un maître est à la fois un saint, et un sage et qui au lieu de garder pour lui sa sagesse, sa connaissance et sa puissance quasi-divine, les répand parmi les humains.

Revue BMP tome 8 – 1990-1991

Revue BMP tome 8 – 1990-1991

Questions sur la mort

Q. : Quelle est la meilleure attitude spirituelle à côté d’un humain vivant ses derniers instants sur la Terre ?

F.B. : Il faut d’abord lui envoyer des pensées d’amour, puis envoyer des pensées d’amour à son ange gardien, puis lire à son intention des grands textes sur la mort : Le Livre des morts tibétain, le Livre des morts égyptien, enfin des textes de Hugo dans Les Contemplations comme « Le Pont », « Ne dites pas aimer, dites naître ».

Revue BMP tome 9 – 1991-1992

Revue BMP tome 9 – 1991-1992

Pensées divines (Sélection)

L’homme n’est pas une bulle de sensations produite par la Terre et destinée à l’éclatement. L’homme a vécu sur toutes les planètes, de Vesta à la Terre, et dans tous les règnes, du minéral à l’hominal. Il vivra encore sur Vénus, sur Mercure, et, en qualité de super-dieu, dans le Soleil. Enfin, il atteindra l’absolu. Il faut, pour accélérer l’évolution, abandonner la conscience humaine et prendre la Conscience cosmique.

Revue BMP tome 11 – 1993-1994

Revue BMP tome 11 – 1993-1994

Propos de table
François Brousse répond aux questions de ses amis

Q. : Pourquoi sommes-nous sur la Terre ? Quelle est notre origine ? Quel est notre destin ?

Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Nous sommes sur Terre pour prendre conscience de notre divinité. Quelle est notre origine ? Elle est, comment dirai-je, multiple. Il y a deux origines, l’origine d’en haut et l’origine d’en bas qui sont représentées par le sceau de Salomon.

Revue BMP tome 12 – 1994-1995

Revue BMP tome 12 – 1994-1995

Évocation du comte de Saint-Germain

J’ai vu une main énorme, gigantesque qui prenait le cosmos tout entier.

Dans sa paume il y avait le Comte et toutes les formes qu’il prend dans les mondes parallèles, il y en avait des millions.

Saint-Germain m’a dit : – Tu ne pourras jamais compter toutes les figures car elles sont le souffle de Dieu.

Revue BMP tome 19 – 2001-2002

Revue BMP tome 19 – 2001-2002

Introduction générale à la philosophie (Extrait)

LE BESOIN DE CONNAÎTRE

Au début de sa Métaphysique, le philosophe Aristote [381-322 av. J.C.] nous affirme que l’homme est naturellement désireux de savoir. Un simple examen confirme l’opinion du philosophe antique. Nous rencontrons en nous-même un penchant extrêmement accusé qui s’appelle la curiosité.

Elle s’exprime sous trois formes différentes et complémentaires.

Les visiteurs des millénaires – Le Comte de Saint-Germain – 2e éd. 1990

Les visiteurs des millénaires – Le Comte de Saint-Germain – 2e éd. 1990

Chap. I – L’INSOLITE RENCONTRE

L’insolite rencontre eut lieu, le 14 avril 1966, sur la route qui va de Vernet‑les‑Bains, ce paradis des Pyrénées, à ­Casteil, aimable village riant sous sa couronne de pommes blanches ou vermeilles.

Je marchais nonchalamment à l’ombre des platanes balancés par la brise, tandis que le printemps rayonnait dans un ciel d’inaltérable azur.

Mes pensées flottaient confusément, avec un agréable désordre. Quelques vers de Hugo, quelques paroles de Ramakrishna, quelques souvenirs de promenades au bord des mers, quelques aspirations vers le Parfait…

De Pythagore à Camille Flammarion – 2e éd. 1991

De Pythagore à Camille Flammarion – 2e éd. 1991

En hiver 1960 François [Brousse] publie son étude De Pythagore à Camille Flammarion [Sources Vives N° 14, Perpignan, hiver 1960] dans laquelle il reprend ses hypothèses astronomiques déjà exposées, en les complétant par une réflexion sur l’origine du cosmos. Après avoir rappelé l’apport original d’Einstein vis-à-vis de la conception newtonienne, il trouve séduisante, mais incomplète la théorie de l’abbé Lemaître (1927) qui imagine un univers en expansion suite à l’explosion d’un atome démesuré. Dans cet essai, Brousse admet une contraction et une dilatation périodiques de l’univers…

Le Livre des révélations, t. II – 2e éd. 1992

Le Livre des révélations, t. II – 2e éd. 1992

Conférence, Prades, 19 nov. 1979 (Extrait)
[…] Je vais vous donner l’horoscope de la Terre. Il est très simple. D’abord, Gê appartient au signe de la Vierge avec un ascendant Scorpion. Dans toutes les théologies anciennes, la Terre est considérée comme une mère et, souvent, comme une Vierge‑Mère. Elle porte des noms multiples : Déméter, Cérès, Coré, Ishtar, Mout, Dolma, Kâlî, Holda…

Par le soupirail du rêve – éd. 1996

Par le soupirail du rêve – éd. 1996

Le 15 mai 1935, François [Brousse] termine un essai, Par le soupirail du rêve. Parmi cinquante-deux de ses rêves qu’il a notés, trente-deux figurent dans cette étude. Certains feront l’objet d’une écriture poétique, qui paraîtront ensuite dans La Tour de Cristal. […]

Dans cet ouvrage, le chapitre le plus important traite des rêves prémonitoires, mais l’auteur développe d’autres aspects du rêve qu’il résume ailleurs ainsi…

Philosophies – éd. 2011

Philosophies – éd. 2011

Conférence, Paris, 21 février 1992 – « Trois réalités : fatalité, providence, liberté »

Le sujet que je vais aborder ce soir est un de ceux qui préoccupent l’humanité depuis le commencement de son existence, à savoir le rapport entre les trois forces : la fatalité, la liberté humaine et la providence. Il faut dire que la fatalité existe d’une manière terrible, par le seul fait que nous sommes enfermés dans un corps humain ; c’est donc une fatalité ; le corps humain avec toute sa quantité de maladies, d’erreurs et de faiblesses est exactement la cage de l’esprit. Cette fatalité peut être supprimée par la providence.

La Pensée chinoise – éd. 2017

La Pensée chinoise – éd. 2017

Avant-propos

On pourrait croire que la pensée philosophique chinoise s’est figée, il y a plusieurs milliers d’années, en une forme monolithique qui a exclu pour toujours le pouvoir créateur de l’esprit. Ce qui justifie cette impression, c’est la référence quasi permanente dans tous les écrits (qu’ils soient métaphysiques, religieux, littéraires ou scientifiques) à trois notions principales :

Le Tao,
Le Yin-Yang,
La règle des Cinq Éléments.

La Prophétie des papes, miroir du monde – 2e éd. 2017

La Prophétie des papes, miroir du monde – 2e éd. 2017

Étude historique et métaphysique sur une prophétie indéchiffrée

La prophétie des papes, ou de saint Malachie, est évidemment un document apocryphe. Elle fut exposée et commentée vers 1595 par un certain Arnould de Wyon, sur lequel nous ne savons rien de précis. Or, depuis l’époque de Malachie (mort en 1148) jusqu’à celle d’Arnould de Wyon, personne n’entendit parler de cette fameuse prédiction.

Les quatre morts – Modèle

Il faut savoir que lorsque nous mourons, nous passons dans un monde de vibrations de plus en plus fines. La mort est une libération et c’est lorsque nous entrons dans la mort que nous atteignons notre vie la plus parfaite et la plus haute. Avant de naître, l’âme immortelle traverse plusieurs planètes et, chaque fois qu’elle traverse une planète, qui est une sphère du monde invisible, elle prend un vêtement particulier : nous avons une série d’enveloppes, mentale, astrale et éthérique.

L’immortalité de l’âme

L'immortalité de l'âme Notre âme est incorporelle, car elle se situe hors de l'espace. Affirmation gratuite, direz-vous. Non ; simple constatation, due aux rigueurs de l'analyse. En effet notre pensée ne possède ni...

Saint Valentin

Valentin, mage fulgurant,
Valentin, saint des amoureux
Poudre d’or et de diamant,
T’apportent mes plus tendres voeux,
En attendant de te serrer
Entre mes bras émerveillés,
Mes pensers, divine princesse,
Vers toi se dirigent sans cesse

La danse de Siva

Sivâ danse debout dans le gouffre cosmique,
Dont les lointains mirent ses bras multipliés ;
Des soleils jaillissant en cascades rythmiques
Naissent incessamment du frisson de ses pieds.

Pensée divine

Les trois « D » triomphent, écrasent l’humanité moyenne : le Déterminisme, le Destin, la Domination. Les peuples esclaves rampent sous ce fatal couperet de la folie universelle.

Mais les héros, les saints, les surhommes se libèrent en montant jusqu’au domaine de la lettre « M », la métaphysique.

Poésie et métaphysique

Quel est le rôle du conte au sein de la poésie ?

F.B. : Le conte est rempli de rêves, d’illuminations, d’étrangetés, d’extases, d’effacements et d’évasions. Toute la poésie n’est qu’un conte. Un conte merveilleux qui nous raconte une multitude d’histoires merveilleuses de façon à ce que nous oublions tout ce que la Terre a pour nous de lourd, de terrible et de pénible. Le conte est donc essentiel. Il n’existe peut être pas un seul grand poème dans lequel il n’y ait un conte, histoire merveilleuse faite pour des enfants. Si nous ne conservons pas jusqu’à la fin de notre vie l’innocence et la pureté des enfants, nous n’arriverons jamais à l’Illumination.

L’Âme

L’Âme

Je t’affirme éternelle, ô lumière qu’on nie !
La mort n’est que le seuil rayonnant de la joie
L’éternité, perçant le sépulcre, rougeoie
Comme une grande aurore éveilleuse de nids.

François Brousse un sage de bonne compagnie – 19 août 1986

François Brousse un sage de bonne compagnie – 19 août 1986

GÉNIE

La sagesse est la découverte des secrets essentiels du monde et, en même temps, de pouvoir réaliser dans son corps et dans sa vie… Un sage peut surgir à n’importe quelle période de l’histoire. En Inde, comme en Occident. Ce propos est de François Brousse, le sage cata­lan.

Un but : la connaissance « inté­grale et parfaite » de la Vérité qui est « immuable et invariable », toujours métaphysique. Une éthique : essayer de développer l’Esprit « qui est en nous. » Le développer par tous les moyens, l’intelligence, l’intuition et le sens esthétique…

François Brousse, l’anarchiste idéaliste – 9 novembre 1986

François Brousse, l’anarchiste idéaliste – 9 novembre 1986

Pour le joindre, pas une adresse, mais plusieurs : rue de la Lanterne d’abord où ses fidèles se ras­semblent tous les soirs de 18 à 19 heures. Mais vous pouvez aussi le « choper » en fréquen­tant le salon de thé de la Rive droite, le café de la Loge et au­tres lieux publics où il tient son auditoire sous le charme de la conversation. Mais n’allez pas croire que cet admirable orateur à la mémoire phénoménale se contente d’être un conteur d’histoires.

Non ! François Brousse est avant tout un philo­sophe. Par profession d’abord !

La semaine du roussillon – 20 octobre 2005

La semaine du roussillon – 20 octobre 2005

Des hommes et le roussillon, François Brousse (1913-1995), poète, penseur et philosophe.

On dit de lui qu’il est « l’homme aux cents visages » tant sont vastes les domaines dans lesquels il s’est aventuré et imposé. À la fois poète, philosophe, penseur, romancier, historien, journaliste, astronome, métaphysicien, idéaliste, il fut parfois occulté, traité d’illuminé mais son œuvre ne peut laisser indifférent tout esprit ouvert de notre temps.