Biographie

François Brousse (7 mai 1913 – 25 octobre 1995)

Poète et philosophe, auteur d’une centaine d’ouvrages

François Brousse amorce dès son plus jeune âge une créativité poétique hors du commun et laisse à la postérité plus de cinq mille poèmes.

Professeur de philosophie dans le Languedoc-Roussillon (Perpignan, Prades, Béziers, etc.) pendant une quarantaine d’années, il est une figure marquante du pays. Doté d’un esprit encyclopédique, il est l’auteur d’une centaine d’ouvrages : poèmes, romans, contes et essais (exégèse, histoire, astronomie, métaphysique, ésotérisme).

Humaniste d’une profonde culture, François Brousse montre un intérêt insatiable pour l’art et la philosophie. Dès 1949, il est le précurseur des cafés philosophiques, son éclectisme sur toutes les traditions attire un auditoire captivé dans les cafés de Perpignan où l’on cause « de nombreuses choses mais principalement des grands secrets de la pensée et de la symbolique ». François Brousse, à la manière des philosophes grecs, stimulait le questionnement philosophique dans une recherche dynamique du beau et du vrai.

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François Brousse amorce dès son plus jeune âge une créativité poétique hors du commun et laisse à la postérité plus de cinq mille poèmes.

Professeur de philosophie dans le Languedoc-Roussillon (Perpignan, Prades, Béziers, etc.) pendant une quarantaine d’années, il est une figure marquante du pays. Doté d’un esprit encyclopédique, il est l’auteur d’une centaine d’ouvrages : poèmes, romans, contes et essais (exégèse, histoire, astronomie, métaphysique, ésotérisme).

Humaniste d’une profonde culture, François Brousse montre un intérêt insatiable pour l’art et la philosophie. Dès 1949, il est le précurseur des cafés philosophiques, son éclectisme sur toutes les traditions attire un auditoire captivé dans les cafés de Perpignan où l’on cause « de nombreuses choses mais principalement des grands secrets de la pensée et de la symbolique ». François Brousse, à la manière des philosophes grecs, stimulait le questionnement philosophique dans une recherche dynamique du beau et du vrai.

Il s’inscrit dans le milieu culturel de l’époque, et Antoine Orliac, René Espeut, Albert Janicot, Frédéric Saisset, etc., ont témoigné de leur enthousiasme pour l’œuvre et l’auteur dans des revues comme Madeloc, Sources Vives, Tramontane, Conflent ou dans des journaux tels L’Indépendant et Le Midi Libre.

De 1960 à 1995, cet orateur tranquille dispense pas moins de quatre cents conférences dans toute la France. Il est salué par Arthur Conte qui reconnaît en lui un poète « passionné des grands mystères de la pensée, de l’inspiration, de l’illumination et de l’univers », et qu’il surnomme « la plume d’or » (Paris, 1982). « Si un seul adjectif devait lui être appliqué, « exceptionnel » sans doute serait le mieux adapté ». (Midi Libre, 25 déc. 1986)

Le critique d’art perpignanais René Espeut (1911-1979) voit en François Brousse « la synthèse tant recherchée du classicisme et de l’inspiration » (Revue Sources Vives, Perpignan, févr. 1957), en lui remarquant « une faculté rarissime, […] celle d’exprimer, en un langage limpide aux mailles de lumière, les plus sombres abstractions de l’esprit humain ». (Revue Sources Vives, Perpignan, automne 1959).

« Spécialiste de la philosophie occulte, il s’affirme idéaliste, anarchiste et non-violent […] La proximité de Brousse nous empêcha longtemps de prendre conscience des véritables dimensions de ce personnage typique, clé de la vie perpignanaise. » (2005) Ainsi le décrit Joan-Père Pujol, auteur du Mémento des sciences traditionnelles.

Dans la lignée de Victor Hugo, de Bergson ou Bachelard, François Brousse place dans l’inspiration poétique l’élan créateur essentiel à toute quête spirituelle, élan qui constitue l’apogée de l’intelligence. Il considère la poésie comme une véritable voie spirituelle, qui transfigure l’homme épris de beauté, dans une exaltation transcendante.

Déiste, François Brousse affirme l’existence de la métempsycose, nécessaire à ce long pèlerinage nocturne vers les hauteurs éblouissantes de l’immarcescible, travail prométhéen d’une succession innombrable de vies, de morts, de chutes et d’ascensions, mais dont l’issue sera immanquablement le triomphe de l’esprit. Son regard permanent sur les différents enseignements de sagesse et les traditions ésotériques apporte une dimension éclectique à son œuvre.

L’hebdomadaire perpignanais La Semaine du Roussillon (N°500, 24-30 nov. 2005) le place parmi « Les 500 qui ont fait le Roussillon » : « François Brousse a marqué son siècle en explorant toutes les pistes. Poète, penseur, philosophe, romancier, historien, journaliste, astronome, métaphysicien et surtout idéaliste, il fut un incroyable conférencier mais surtout un sage. »

La biographie François Brousse l’Enlumineur des mondes écrite par Jean-Pierre Wenger a nécessité plus de cinq ans de recherche et permet de mettre en valeur la contribution de cet auteur au paysage littéraire du vingtième siècle. Un ouvrage accessible au grand public, utile au spécialiste.

Quatrième de couverture

Né en 1913 à Perpignan, François Brousse y déroule une jeunesse studieuse parallèlement à une exceptionnelle créativité poétique amorcée dès l’âge de 10 ans. Jeunesse en partie secrète puisque ce n’est que bien plus tard qu’il révèlera ses expériences spirituelles : rencontre avec Aton, Apollonius de Tyane, Shamballa, Cajzoran Ali.

Il enseignera la philosophie tout au long de sa vie. La fréquentation assidue de Nostradamus et la méditation enthousiaste des textes hugoliens l’amènent à prophétiser en mai 1939 le paysage du second conflit mondial et son dénouement, l’écroulement du Fascisme. Dans les années 1940, ses découvertes de cycles dans l’Histoire lui révèlent le devenir de l’humanité avec une période très critique aux environs de l’an 2015.

Enlumineur, il l’est par son regard à la recherche de planètes inconnues aux confins de notre système solaire et par son Manifeste de la Quatrième Dimension (1950) qui définit le cadre de son écriture poétique.

À partir de 1960, il s’adonne aux conférences (plus de 400 répertoriées) et anime une forme de café philosophique où il stimule le questionnement dans une démarche tant dialectique qu’intuitive.

Brandissant la torche de l’idéal, François Brousse éclaire le parcours humain par l’affirmation d’une âme immortelle qui s’incarne en des formes passagères jusqu’à ce qu’elle s’identifie au cosmos tout entier dans une démarche de Sagesse, d’Amour, de Puissance, de Joie et de Beauté. Elle est aidée en cela, selon l’expression de V.Hugo, par des Mages qui sillonnent l’histoire des peuples et qui composent ce que F.Brousse appelle l’Aggartha.

WENGER Jean-Pierre, François Brousse l’Enlumineur des mondes, éd.  Danicel productions, 2005

Film documentaire

Le film documentaire François Brousse
un sage de bonne compagnie a été réalisé à l’occasion de l’Exposition François Brousse Son oeuvre et la presse à la Médiathèque de Perpignan en déc. 2006. On y découvre un philosophe inspiré, végétarien et visionnaire.

Ce film prolonge un premier documentaire François Brousse évoqué par ses amis (Production La Compagnie de l’Étoile, oct. 2005, 45 min.) projeté en avant-première au Centro Espagnol de Perpignan dans le cadre de la commémoration des dix ans de la mort de
François Brousse en 2005.

HARLAY Thomas (Réalisateur), François Brousse un sage de bonne compagnie, Paris, Production La Compagnie de l’Etoile, 2009

 

Film documentaire

Le film documentaire François Brousse
un sage de bonne compagnie a été réalisé à l’occasion de l’Exposition François Brousse Son oeuvre et la presse à la Médiathèque de Perpignan en déc. 2006. On y découvre un philosophe inspiré, végétarien et visionnaire.

Ce film prolonge un premier documentaire François Brousse évoqué par ses amis (Production La Compagnie de l’Étoile, oct. 2005, 45 min.) projeté en avant-première au Centro Espagnol de Perpignan dans le cadre de la commémoration des dix ans de la mort de
François Brousse en 2005.

HARLAY Thomas (Réalisateur), François Brousse un sage de bonne compagnie, Paris, Production La Compagnie de l’Etoile, 2009

Poésie language de l’âme

Selon Platon, il y a d’abord une folie qui permet au poète d’être en contact avec le Verbe universel, puis une autre folie qui met les amoureux en contact avec l’amour universel dont ils sont les émanations et enfin, la folie religieuse par laquelle les hommes quittent le plan humain et deviennent semblables aux dieux immortels. Ces trois folies peuvent se retrouver dans la poésie, langage de l’âme, car en elle résident le contact avec les dieux, le contact avec l’amour universel, le contact avec la folie mystique. Ces trois folies sont mélangées et peuvent former une sorte de triangle.

Dans la plupart des antiques ballades, il est fait allusion à des êtres mystérieux ayant trois yeux ; ce sont très probablement les maîtres qui existaient avant l’apparition des hommes – les hommes ne seraient que des dieux dégradés. Grâce au troisième oeil, ces êtres pouvaient pénétrer jusqu’aux arcanes les plus secrets, les plus profonds et les plus intimes de l’univers.

Philosophies

Selon Platon, il y a d’abord une folie qui permet au poète d’être en contact avec le Verbe universel, puis une autre folie qui met les amoureux en contact avec l’amour universel dont ils sont les émanations et enfin, la folie religieuse par laquelle les hommes quittent le plan humain et deviennent semblables aux dieux immortels. Ces trois folies peuvent se retrouver dans la poésie, langage de l’âme, car en elle résident le contact avec les dieux, le contact avec l’amour universel, le contact avec la folie mystique. Ces trois folies sont mélangées et peuvent former une sorte de triangle.

Dans la plupart des antiques ballades, il est fait allusion à des êtres mystérieux ayant trois yeux ; ce sont très probablement les maîtres qui existaient avant l’apparition des hommes – les hommes ne seraient que des dieux dégradés. Grâce au troisième oeil, ces êtres pouvaient pénétrer jusqu’aux arcanes les plus secrets, les plus profonds et les plus intimes de l’univers.

Philosophies

Selon Platon, il y a d’abord une folie qui permet au poète d’être en contact avec le Verbe universel, puis une autre folie qui met les amoureux en contact avec l’amour universel dont ils sont les émanations et enfin, la folie religieuse par laquelle les hommes quittent le plan humain et deviennent semblables aux dieux immortels. Ces trois folies peuvent se retrouver dans la poésie, langage de l’âme, car en elle résident le contact avec les dieux, le contact avec l’amour universel, le contact avec la folie mystique. Ces trois folies sont mélangées et peuvent former une sorte de triangle.

Dans la plupart des antiques ballades, il est fait allusion à des êtres mystérieux ayant trois yeux ; ce sont très probablement les maîtres qui existaient avant l’apparition des hommes – les hommes ne seraient que des dieux dégradés. Grâce au troisième oeil, ces êtres pouvaient pénétrer jusqu’aux arcanes les plus secrets, les plus profonds et les plus intimes de l’univers.

Article dans la revue mensuelle Soleil levant