Lettre d’information

Lettre mensuelle – Mars 2023

François Brousse

Un sage de bonne compagnie

Maître à l’honneur 

RAMAKRISHNA

Maître à l’honneur

RAMAKRISHNA

Au XIXe siècle,

l’amour s’est incarné dans un être assez exceptionnel, dont vous avez entendu parler : c’est Ramakrishna, le maître de Vivekananda.

Il fut dévoilé dans sa grandeur cosmique par le grand écrivain Romain Rolland qui écrivit sur lui un livre inoubliable […]

François Brousse
Philosophies, Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 2011, p. 53  

Ramakrishna fut un maître étonnant qui répandit

sur la terre l’union de toutes les religions.  

 

  François Brousse
Conf. « Les messies du vingtième siècle », Strasbourg, 28 juin 1986

LES GRANDS INITIATEURS

La Terre a vu passer quelques‑uns de ces lumineux visages. Ils s’appellent Krishna, Bouddha, Lao‑Tseu, Pythagore, Jésus, Manès, Ramakrishna, d’autres encore. Les temps passés sont remplis de leur vol de flamme, les temps futurs attendent de nouvelles visitations.

Ces surhommes se sentent tous Un avec Dieu, car ils font partie d’un être collectif : le Logos solaire. Ils sont humains et divins dans une merveilleuse synthèse qui consacre les épousailles de l’évolution et de l’involution.

Quand l’Évangile parle du Fils unique de Dieu, c’est d’une vérité admirable. Tous les grands initiateurs sont les divers moments d’une conscience unique : le Verbe.

François Brousse
« Questions – Réponses » (> 1963) dans Revue BMP N°232, avr. 2004

Cénacle vidéo – Entretien avec François Brousse 

Mise en ligne – Mars 2023

« Nul n’est autre que vous »

Ramakrishna 

Ramakrishna avait déclaré que tout est Dieu 

et ses disciples le regardaient avec un sourire, notamment Vivekananda qui, à la suite de l’exposé de Ramakrishna, avait pris un de ses amis – disciple comme lui – et s’était amusé à singer le vieux maître en disant : – Cette pierre est Dieu ; cette mouche est Dieu; cette feuille qui passe dans le vent est Dieu. Et voici que la porte s’ouvre et que surgit Ramakrishna. Dans une sorte de délire, il s’approche de Vivekananda et lui touche le crâne et, à ce moment-là – c’est Vivekananda qui le raconte –, un voile gigantesque s’est déchiré et il a senti avec intensité qu’il était non seulement lui, mais encore la pierre, mais encore la mouche, mais encore la feuille, mais encore tous les êtres existants dans l’ampleur de l’immense univers. 

François Brousse
Philosophies, Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 2011, p. 109

 

 

Ramakrishna avait déclaré que tout est Dieu 

Et ses disciples le regardaient avec un sourire, notamment Vivekananda qui, à la suite de l’exposé de Ramakrishna, avait pris un de ses amis – disciple comme lui – et s’était amusé à singer le vieux maître en disant : – Cette pierre est Dieu ; cette mouche est Dieu; cette feuille qui passe dans le vent est Dieu. Et voici que la porte s’ouvre et que surgit Ramakrishna. Dans une sorte de délire, il s’approche de Vivekananda et lui touche le crâne et, à ce moment-là – c’est Vivekananda qui le raconte –, un voile gigantesque s’est déchiré et il a senti avec intensité qu’il était non seulement lui, mais encore la pierre, mais encore la mouche, mais encore la feuille, mais encore tous les êtres existants dans l’ampleur de l’immense univers. 

François Brousse
Philosophies, Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 2011, p. 109

 

Totapuri Baba, un des maîtres de Ramakrishna

LES INITIATIONS

Ramakrishna nous a apporté l’idée que par l’illumination intérieure, par l’amour et par l’adoration, nous arriverons à l’éternité.

Il a reçu d’ailleurs, lui aussi, une initiation, l’initiation de deux êtres : Totapuri, un moine venu du fond des Himalaya, et Bhairavi aux voiles d’or, qui, lui, a apporté une autre illumination.

Totapuri vint, il arriva près de Ramakrishna et il lui dit : – Tu es allé très haut. Tu es allé sur le chemin de l’adoration. Tu es allé dans l’âme cosmique. Tu connais Kali, la déesse de l’univers. Mais tu es encore enfermé dans la dualité, dans le dieu avec forme. Or l’absolu n’a aucune forme. Tu dois subir l’immense expérience de l’infini et de l’éternité.

Et il lui dit : – Concentre‑toi entre les deux sourcils

Ce que fit Ramakrishna. Et Totapuri lui dit : – Vois au‑delà de Kali. Vois l’infini et l’éternité.

Ramakrishna lui répondit : – Maître, je ne peux pas. La déesse bien-aimée et merveilleusement belle est devant moi. Elle danse. Elle remplit les cieux.

Il le faut pourtant, répondit Totapuri.

Et prenant un fragment de verre pointu, il l’enfonça entre les deux sourcils de Ramakrishna en lui disant : – Concentre‑toi sur cette pointe.

Et sous le fouet de la douleur, Ramakrishna se concentra. Par le glaive de la discrimination, il fondit l’image merveilleuse de Kali ; la déesse s’effaça, et, au‑delà, il vit l’infini, l’éternité, l’absolu, un espace sans espace, un temps sans durée où une forme sans forme remplissait le relatif de tout son absolu et c’est à ce moment‑là qu’il eut l’Illumination suprême. 

Effectivement Ramakrishna apporta au monde l’amour et la sagesse et l’illumination.
 

François Brousse
« Questions à François Brousse », Prades, 19 févr. 1976 

Totapuri Baba, un des maîtres de Ramakrishna

LES INITIATIONS

Ramakrishna nous a apporté l’idée que par l’illumination intérieure, par l’amour et par l’adoration, nous arriverons à l’éternité.

Il a reçu d’ailleurs, lui aussi, une initiation, l’initiation de deux êtres : Totapuri, un moine venu du fond des Himalaya, et Bhairavi aux voiles d’or, qui, lui, a apporté une autre illumination.

Totapuri vint, il arriva près de Ramakrishna et il lui dit : – Tu es allé très haut. Tu es allé sur le chemin de l’adoration. Tu es allé dans l’âme cosmique. Tu connais Kali, la déesse de l’univers. Mais tu es encore enfermé dans la dualité, dans le dieu avec forme. Or l’absolu n’a aucune forme. Tu dois subir l’immense expérience de l’infini et de l’éternité.

Et il lui dit : – Concentre‑toi entre les deux sourcils

Ce que fit Ramakrishna. Et Totapuri lui dit : – Vois au‑delà de Kali. Vois l’infini et l’éternité.

Ramakrishna lui répondit : – Maître, je ne peux pas. La déesse bien-aimée et merveilleusement belle est devant moi. Elle danse. Elle remplit les cieux.

Il le faut pourtant, répondit Totapuri.

Et prenant un fragment de verre pointu, il l’enfonça entre les deux sourcils de Ramakrishna en lui disant : – Concentre‑toi sur cette pointe.

Et sous le fouet de la douleur, Ramakrishna se concentra. Par le glaive de la discrimination, il fondit l’image merveilleuse de Kali ; la déesse s’effaça, et, au‑delà, il vit l’infini, l’éternité, l’absolu, un espace sans espace, un temps sans durée où une forme sans forme remplissait le relatif de tout son absolu et c’est à ce moment‑là qu’il eut l’Illumination suprême. 

Effectivement Ramakrishna apporta au monde l’amour et la sagesse et l’illumination.
 

François Brousse
« Questions à François Brousse », Prades, 19 févr. 1976 

L’avatar du XIXe siècle comprend : 

Ramakrishna,       
Helena Blavatsky,   
Le Bab,    
Vivekananda,    
et Victor Hugo qui représente la joie en même temps que la beauté et la splendeur.

François Brousse
Conf. « La nuit du Wesak 1982 », Prades, 17 mai 1982

Ramakrishna et Vivekananda  

Photo de Vivekananda, disciple de Ramakrishna

Ramakrishna, ce vieux fakir, ratatiné et superstitieux, reçoit la visite de Vivekananda, un homme jeune, dans la force de son génie et en même temps plein d’une espèce de mépris pour tous les fakirs aussi bien occidentaux qu’orientaux. 

Il va trouver le vieux maître ratatiné, et le regarde avec une certaine ironie, car il était rempli d’une multitude de principe, et il fallait effectivement balayer toutes les vieilles traditions ancestrales. Il fallait remplacer par l’intelligence dialectique toutes les visions des brahmanes et des védantistes. Il fallait remplacer par l’esprit critique la prétendue intuition. Il fallait détruire par l’intelligence strictement scientifique, l’illuminisme des anciens âges. […]

Il s’assied comme un dieu de bronze, splendide, ironique, souriant devant le maître qui, lui, était allongé paisiblement sur un divan, en train de méditer.

Et il commence à lui dire : 

 

– Mais tout ce que vous dites, toutes ces histoires de dieux, d’âmes, de réincarnations, de maîtres, de mahatmas, ce ne sont que des jongleries spirituelles qui n’ont rien à voir avec la vérité, la vérité absolue que l’on peut retrouver dans la paix des laboratoires, dans la profondeur peut-être des bibliothèques philosophiques.

Et le maître se contenta de sourire et lui dit : 

– On communique la puissance par le toucher, et c’est ainsi que cela s’est produit depuis le commencement des temps.

Puis il allongea sa jambe, et de son pied droit toucha la poitrine du jeune dieu de bronze, qui, à ce moment-là, sentit une impression invraisemblable, une force magnétique souveraine qui le remplissait et, en même temps, il vit s’éloigner jusqu’à l’infini toutes les murailles de la pièce où il se trouvait. Et brusquement, il se sentit seul, isolé, suspendu au milieu d’un ciel sombre émaillé d’étoiles obscures. Dans cette vision qui était remplie d’angoisse, il se mit à crier : 

– Ramakrishna, viens à mon secours !  

Il entendit alors un rire un peu satanique, en tout cas luciférien, et il se retrouva brusquement aux pieds de son maître. Celui-ci lui dit : –  Avant de nous incarner sur la Terre toi et moi, nous nous sommes connus dans la profondeur merveilleuse de la vie. Je suis revenu sur Terre et je devais te rencontrer. Notre rencontre est faite. Tu es celui qui doit transmettre le message que j’ai apporté. Et tu le répandras sur toute la terre.

François Brousse
« Questions à François Brousse (Prades, 19-12-1976) » dans Revue BMP N°218-222, janv.-mai 2003 

Photo de Vivekananda, disciple de Ramakrishna

Ramakrishna, ce vieux fakir, ratatiné et superstitieux, reçoit la visite de Vivekananda, un homme jeune, dans la force de son génie et en même temps plein d’une espèce de mépris pour tous les fakirs aussi bien occidentaux qu’orientaux. 

Il va trouver le vieux maître ratatiné, et le regarde avec une certaine ironie, car il était rempli d’une multitude de principe, et il fallait effectivement balayer toutes les vieilles traditions ancestrales. Il fallait remplacer par l’intelligence dialectique toutes les visions des brahmanes et des védantistes. Il fallait remplacer par l’esprit critique la prétendue intuition. Il fallait détruire par l’intelligence strictement scientifique, l’illuminisme des anciens âges. […]

Il s’assied comme un dieu de bronze, splendide, ironique, souriant devant le maître qui, lui, était allongé paisiblement sur un divan, en train de méditer. Et il commence à lui dire : 

– Mais tout ce que vous dites, toutes ces histoires de dieux, d’âmes, de réincarnations, de maîtres, de mahatmas, ce ne sont que des jongleries spirituelles qui n’ont rien à voir avec la vérité, la vérité absolue que l’on peut retrouver dans la paix des laboratoires, dans la profondeur peut-être des bibliothèques philosophiques.

Et le maître se contenta de sourire et lui dit : 

– On communique la puissance par le toucher, et c’est ainsi que cela s’est produit depuis le commencement des temps.

Puis il allongea sa jambe, et de son pied droit toucha la poitrine du jeune dieu de bronze, qui, à ce moment-là, sentit une impression invraisemblable, une force magnétique souveraine qui le remplissait et, en même temps, il vit s’éloigner jusqu’à l’infini toutes les murailles de la pièce où il se trouvait. Et brusquement, il se sentit seul, isolé, suspendu au milieu d’un ciel sombre émaillé d’étoiles obscures. Dans cette vision qui était remplie d’angoisse, il se mit à crier : 

– Ramakrishna, viens à mon secours !  

Il entendit alors un rire un peu satanique, en tout cas luciférien, et il se retrouva brusquement aux pieds de son maître. Celui-ci lui dit : –  Avant de nous incarner sur la Terre toi et moi, nous nous sommes connus dans la profondeur merveilleuse de la vie. Je suis revenu sur Terre et je devais te rencontrer. Notre rencontre est faite. Tu es celui qui doit transmettre le message que j’ai apporté. Et tu le répandras sur toute la terre.

François Brousse
« Questions à François Brousse (Prades, 19-12-1976) » dans Revue BMP N°218-222, janv.-mai 2003 

MANUSCRIT

François Brousse
« Questions – Réponses (1962) » dans Revue BMP N°231, mars 2004

François Brousse
« Questions – Réponses (1962) » dans Revue BMP N°231, mars 2004

Le temple hindouiste 

repose sur cinq piliers de diamant : 

L’Enseignement de Ramakrishna, Les Yogas pratiques de Vivekananda, l’Autobiographie d’un Yogi par Yogananda, Les Lettres à l’Ashram écrites par Gandhi, enfin Le Guide du yoga de Shri Aurobindo.

Ce pentacle stellaire renferme les profondeurs de l’Être.

François Brousse
« Questions – Réponses (1962) » dans Revue BMP N°231, mars 200

Le temple hindouiste repose sur cinq piliers de diamant : 

L’Enseignement de Ramakrishna, Les Yogas pratiques de Vivekananda, l’Autobiographie d’un Yogi par Yogananda, Les Lettres à l’Ashram écrites par Gandhi, enfin Le Guide du yoga de Shri Aurobindo.

Ce pentacle stellaire renferme les profondeurs de l’Être.

François Brousse
« Questions – Réponses (1962) » dans Revue BMP N°231, mars 2004

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Qui est François Brousse ?

François Brousse (1913-1995) amorce dès son plus jeune âge une créativité poétique hors du commun et laisse à la postérité plus de cinq mille poèmes.
Professeur de philosophie dans le Languedoc-Roussillon, il est une figure marquante du pays. Doté d’un esprit encyclopédique, il est l’auteur d’une centaine d’ouvrages : poèmes, romans, contes et essais (exégèse, histoire, astronomie, métaphysique, ésotérisme). Humaniste d’une profonde culture, il montre un intérêt insatiable pour l’art et la philosophie.

Présentation Wikipédia

Professeur de philosophie dans le Languedoc-Roussillon, il est une figure marquante du pays.

Auteur d’une centaine d’ouvrages publiés à partir de 1938 : poésie, essais (métaphysiques, astronomiques, historiques, ésotériques), romans, théâtre et contes. Il est un précurseur des cafés philosophiques qui surgiront un peu partout en France à la fin du XXe siècle.

Poème

ARCHES

Bouddha, Ramakrishna, le Christ   

 Arches pures dans le silence,

Ainsi qu’une église s’élance,

Montent vers l’éternel esprit.

 

Comporte‑toi comme on l’apprit

Dans le ciel, avant la naissance,

Dans le soleil où se balance

Le mystère à la double lance,

Tel un dieu qu’un autre dieu prit.

 

Regarde passer un chef-d’œuvre,

Le glissement de la couleuvre

Est comme le contour d’un sein.

 

C’est l’épouse de la lumière

Le rouge‑gorge aux yeux de saint

Révèle l’extase dernière.

Avril 1991

François Brousse
Les Transfigurations, Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 1992, p. 49
 

ARCHES

Bouddha, Ramakrishna, le Christ   

 Arches pures dans le silence,

Ainsi qu’une église s’élance,

Montent vers l’éternel esprit.

 

Comporte‑toi comme on l’apprit

Dans le ciel, avant la naissance,

Dans le soleil où se balance

Le mystère à la double lance,

Tel un dieu qu’un autre dieu prit.

 

Regarde passer un chef-d’œuvre,

Le glissement de la couleuvre

Est comme le contour d’un sein.

 

C’est l’épouse de la lumière

Le rouge‑gorge aux yeux de saint

Révèle l’extase dernière.

Avril 1991

François Brousse
Les Transfigurations, Clamart, Éd. La Licorne Ailée, 1992, p. 49
 

 

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