Extrait
Les fougueux réalistes
Sont pauvres en esprit,
Le moindre fabuliste
A beaucoup plus de prix !
Ô femmes hindouistes
Drapez votre sari.
Extrait
Les fougueux réalistes
Sont pauvres en esprit,
Le moindre fabuliste
A beaucoup plus de prix !
Ô femmes hindouistes
Drapez votre sari.
La seule définition de la liberté est d’ordre métaphysique, elle consiste à n’avoir pour maître que son Moi divin.
L’ultime vision, c’est de voir que Dieu est invisible. Il dépasse toutes les conceptions de l’humanité.
Soyez docile devant Dieu et fort devant les hommes. Mais confondre le Dieu des religions et le Dieu des philosophes est une erreur cosmique.
Réponse
Oui, l’individualité existe, heureusement ! Si elle n’existait pas le monde serait absurde, complètement et totalement. Si nous n’avions pas une individualité, nous serions en train de jouer à ce jeu infernal qui consiste à sortir de l’Inconscient divin et à y jouer, à travers la souffrance, l’épouvante, la sottise, l’erreur, l’ignorance, la cruauté, le désespoir, pour rentrer ensuite dans le néant divin. C’est une vision qui me parait singulièrement fausse ! Nous avons une individualité et elle subsiste toujours.
Réponse
F.B. : Il reste toujours, il te suit.
Suit-il toutes nos vies, toutes nos réincarnations ?
F.B. : Oui, d’une manière générale. Selon le livre du docteur Moody , l’ange gardien nous montre le panorama de notre vie. Il est là, lumineux, ardent.
Aspiration
Par ta torche céleste, ô Dieu, tu m’as brûlé.
Mon esprit, dans le feu, goûta l’intelligence.
Ton mystère de gloire éternelle s’élance
Comme un griffon géant dans le gouffre étoilé.
Ton souffle a descellé ma bouche d’acier noir
Pour en faire jaillir les hymnes de la force,
Ô Roi des majestés, tu plaças dans mon torse,
Comme une lampe bleue les trésors de l’espoir !
Une lumière mauve enveloppe les monts
L’épervier noir s’avance
Voici l’heure où la horde insensée des démons
Gronde au fond du silence.
Forçats sur la galerie infinie, nous ramons
Brisant épée et lance.
Propos de table
François Brousse répond aux questions de ses amis
Q. : Pourquoi sommes-nous sur la Terre ? Quelle est notre origine ? Quel est notre destin ?
Pourquoi sommes-nous sur Terre ? Nous sommes sur Terre pour prendre conscience de notre divinité. Quelle est notre origine ? Elle est, comment dirai-je, multiple. Il y a deux origines, l’origine d’en haut et l’origine d’en bas qui sont représentées par le sceau de Salomon.
Évocation du comte de Saint-Germain
J’ai vu une main énorme, gigantesque qui prenait le cosmos tout entier.
Dans sa paume il y avait le Comte et toutes les formes qu’il prend dans les mondes parallèles, il y en avait des millions.
Saint-Germain m’a dit : – Tu ne pourras jamais compter toutes les figures car elles sont le souffle de Dieu.
Absorbe‑moi dans tes souhaits spirituels
Afin que dans ton cœur tu voies grandir le ciel.
Tu chemines, pieds nus, sur l’herbe de mon âme,
La lumière de Dieu dans ton regard m’enflamme
Éveil
Tu songes loin de moi, je rêve loin de toi,
Nous vivons solitaires.
Quand viendra le soleil, éblouissant les toits,
Émerveillant la Terre ?
Unité
Sous le flamboiement grandiose
L’univers se métamorphose…
Tout n’est qu’un songe extravagant
Au destin, je jette mon gant.
Démesure
Explorateurs, découvrez‑vous !
Devant Dieu tombez à genoux !
Car c’est Lui qui crée toute chose
Au coeur du chêne et de la rose.
La fente
Lorsque la nuit s’épanche
On dirait que Dieu penche
Son visage vers nous
La gloire se renoue.
Le théorème
Je provoque le transfini,
Je sollicite l’absolu,
Je suis la volupté des nids
Et la majesté des élus…
Connaître
Le sourire de l’astre épouvante l’abîme,
Les crapauds ont bavé une sueur d’étoiles,
Le temps râpe mon coeur de bronze sous la lime,
L’épouse du soleil ôte ses sombres voiles
Dernier poème avant le décès de François Brousse
J’ai traversé les sept cités
La cité de l’inconscience
La cité de l’inconnu
La cité de l’imperfection
La cité de la lumière…
ANTHOLOGIE POÉTIQUE
Une anthologie de la poésie de François Brousse, un choix de 108 poèmes parmi plus de 5 000, écrits entre 10 et 82 ans, par une trentaine de ses proches.
Conférence, Paris, 21 février 1992 – « Trois réalités : fatalité, providence, liberté »
Le sujet que je vais aborder ce soir est un de ceux qui préoccupent l’humanité depuis le commencement de son existence, à savoir le rapport entre les trois forces : la fatalité, la liberté humaine et la providence. Il faut dire que la fatalité existe d’une manière terrible, par le seul fait que nous sommes enfermés dans un corps humain ; c’est donc une fatalité ; le corps humain avec toute sa quantité de maladies, d’erreurs et de faiblesses est exactement la cage de l’esprit. Cette fatalité peut être supprimée par la providence.