Blog François Brousse

Coeur

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Souvenirs

Extrait

Je prends dans mes bras Diane aux prunelles vertes et aux ailes d’extase.
Ô fille du Soleil, te souviens-tu de nos amours avant de naître ?
Te souviens-tu de nos étreintes angéliques, dans la lumière antérieure ?
Nous ne formions qu’un dieu dans le parfum des fleurs astrales.
Tes yeux étaient les miens, ton cœur battait au fond de mon cœur.
Puis l’androgyne se fendait en deux tendresses face à face…

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Ego

Extrait

J’aime l’aurore aux plis de moire
J’aime le visage des dieux,
À la fontaine où je viens boire
Se réfléchissent les grands cieux.

Météore prémonitoire,
L’énigme caresse mes yeux,
Dans ma transcendante mémoire
Tourne un passé vertigineux.

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Verbe

Extrait

Le Verbe est un bohème
Tout habillé de fleurs
Son colossal poème
Se pénètre d’ailleurs.

Comme un roi patriarche
Il va majestueux
Sous les puissantes arches
Criblées d’étranges yeux.

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Maximes

Extrait

Humain, je t’offre ces maximes
Pour conquérir les fières cimes

Jamais ton front ne doit courber
Devant les dogmes d’un abbé,

Ceux qui croient l’enfer éternel.
Deviendront des serpents cruels.

Tous les êtres seront sauvés
Tel est le discours d’Iévé.

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Statuette

Extrait

Petite statue d’or tu restes dans mon cœur
Et tu y resteras jusqu’à la fin des mondes,
Nos âmes sont unies par des flammes profondes,
L’amour, force de Dieu, est l’éternel vainqueur.

Deux coeurs qui s’aiment sont toujours l’un près de l’autre
La distance n’est pas, le temps n’existe plus,
Du sourire de Dieu nous sommes les élus,
Archange Amour, de toi nous devenons apôtres.

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Veux-tu ?

Extrait

Veux tu, douce Fée, dont le sein frémit,
M’attendre ce soir quand le ciel ami
Aura, d’un baiser scintillant et noir,
Transformé la Ville en pensif manoir ?

Nous écouterons la divine plainte
Dont le rossignol rythmera les brises
Et les astres, sur les eaux qu’ils irisent,
Epanouiront leur corolle sainte.

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L’oiseau de l’âme

Extrait

L’oiseau de l’Âme et l’oiseau du Soleil
Se sont posés sur des branches lointaines,
L’un a le bleu nacré d’une fontaine,
L’autre flamboie comme un foyer vermeil.

Un grand désert plein de tigres moqueurs
Et de serpents ailés comme la foudre,
Un grand désert où tout vient se dissoudre
Semble un obstacle aux élans de leurs cœurs.

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Héritiers

Extrait

Pourquoi rôder dans les sentiers
Portant le poids de ta souffrance ?
Les Français sont les héritiers
De l’hégémonique Byzance.

Sur les sommets les plus altiers
Ils font resplendir l’espérance.
Leurs coeurs s’émeuvent de pitié
Pour tous les peuples en errance.

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Le reflet du ciel

Mettant sur leur coeur noir ses lumineuses mains
Le vieillard au front double éclaire les humains
Tandis que le baiser de l’infini soulève
Du fond des océans la musique des rêves.

Le feu montre sa face errante à l’orient,
La montagne d’or pur n’est qu’un Bouddha géant,
Mais, baignant l’arbre pourpre où l’oiseau bleu embaume
Le ciel s’est reflété sur la terre des hommes.

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Lumière

Quelle lumière fantastique me submerge ?
Les flots de l’océan couvrent les sombres berges,
La neige abonde au fronton blanc des Pyrénées.
La jouissance emplit l’amphore des années.
Sur les fronts les plus hauts tombe souvent la foudre.
D’un saphir infini ma tiare est ornée,
Une âme déchirée veut toujours se recoudre.
Dieu vivant, quand pourrai-je en ton coeur me dissoudre ?

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Si

Extrait

Si vous avez un coeur, offrez le tendrement
À votre bien aimée qu’environne l’aurore.
Elle est comme une source à l’eau fraîche et sonore
Où se reflète la clarté du firmament.

Si vous avez une âme offrez la comme un rêve
De paradis dans la lumière de l’éveil.
Elle respirera cette fleur de soleil
Dont jamais l’exaltant souvenir ne s’achève.

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Éva

Extrait

Tes baisers doucement tombèrent sur mes lèvres
Comme une pluie d’argent dans un bassin d’azur…
Mon âme entrevoyait des papillons d’or, sur
L’émail bariolé d’un beau vase de Sèvres.

Sautillait le désir comme une jeune chèvre
Dans les montagnes bleues de tes calmes yeux purs
Et les brûlants rubis de l’héroïque Assur
Ruisselèrent soudain en mon coeur plein de fièvres…

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Sagesse ou adoration

Extrait

La nuit est pleine de sagesse,
La lumière d’oiseaux de feu.
Que le dôme soit noir ou bleu
La nuit est pleine de sagesse.

De chaque fleur goûtons un peu
Pour humer la totale ivresse.
J’aime une fée enchanteresse.
La femme flamme nous caresse…

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Baume

Ton baume de flamme et de miel
Peut guérir toutes les blessures.
Le serpent y perd ses morsures,
Ton baume de flamme et de miel.

Sous le baiser providentiel
La profondeur du coeur s’azure
Ton baume de flamme et de miel
Peut fermer toutes les blessures.

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Revue Agni N°12 – Été 1956

Aspiration

Par ta torche céleste, ô Dieu, tu m’as brûlé.
Mon esprit, dans le feu, goûta l’intelligence.
Ton mystère de gloire éternelle s’élance
Comme un griffon géant dans le gouffre étoilé.

Ton souffle a descellé ma bouche d’acier noir
Pour en faire jaillir les hymnes de la force,
Ô Roi des majestés, tu plaças dans mon torse,
Comme une lampe bleue les trésors de l’espoir !

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Revue Sources et Flammes N°9 – Hiver 1982

Ton sourire éclatant

Chère amie aux yeux doux comme un nid de velours,
Au sourire éclatant comme un nid de colombes,
Quand tes lèvres sur moi s’appuient avec amour,
Une aurore s’allume au faîte de mes tombes.

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Ivresses et Sommeils – 2e éd. 1989

Le manuscrit des anges

Je lisais dans la nuit le manuscrit des Anges
Que des mains effilées m’apportèrent de loin
Rêveur, je respirais l’encens et le benjoin
Baigné d’une lumière aux vibrations étranges.

Le manuscrit disait…

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Le Sourire de l’astre – éd. 1998

Connaître

Le sourire de l’astre épouvante l’abîme,
Les crapauds ont bavé une sueur d’étoiles,
Le temps râpe mon coeur de bronze sous la lime,
L’épouse du soleil ôte ses sombres voiles

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Fantaisies – éd. 2000

La plainte de l’enfant

J’ai faim, j’ai froid, Seigneur… Je vais de porte en porte
Montrer aux cœurs humains mes habits miséreux
Mon aspect maladif importune, de sorte
Qu’on me chasse souvent du banquet des heureux.

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