Extrait
Quand Dieu montre sa face
Et jette son regard
La galaxie s’efface
Dans le lointain hasard.
Ce n’est qu’une préface
Déjà vient le couguar ;
Quoi que le soleil fasse
Le blé meurt au hangar.
Extrait
Quand Dieu montre sa face
Et jette son regard
La galaxie s’efface
Dans le lointain hasard.
Ce n’est qu’une préface
Déjà vient le couguar ;
Quoi que le soleil fasse
Le blé meurt au hangar.
Extrait
Les grands maîtres divins apportent sur le globe
L’étoile de l’amour comme un clair étendard.
Dans la plainte des mers, la blanche Porbandar,
Te vit naître, ô géant dont le front soutient l’aube.
Tu portes, dans les plis mystiques de ta robe,
L’horreur du machinisme aux monstrueux hasards,
La chasteté, pareille à l’œil du léopard
Dont l’éclair sidéral dans la nuit se dérobe.
Extrait
Quand les divins coursiers, dont l’or est la crinière,
Courbent les flots vermeils sous leurs ardents sabots,
S’engouffrent lentement, ainsi que des flambeaux,
En creusant dans la mer leur flamboyante ornière,
Quand le char du soleil, sous la vague entraînée,
Laisse un faible reflet parmi le ciel immense,
Lorsque du rossignol la céleste romance
S’évanouit dans l’ombre où Vénus pâle naît,
Extrait
Petite statue d’or tu restes dans mon cœur
Et tu y resteras jusqu’à la fin des mondes,
Nos âmes sont unies par des flammes profondes,
L’amour, force de Dieu, est l’éternel vainqueur.
Deux coeurs qui s’aiment sont toujours l’un près de l’autre
La distance n’est pas, le temps n’existe plus,
Du sourire de Dieu nous sommes les élus,
Archange Amour, de toi nous devenons apôtres.
Extrait
Les sauvages secrets de l’antique Solyme
Tombent sur mon front pur, comme l’ombre des cimes
La voix de l’âme emplit l’éther :
Une planète Hercule engloutit Jupiter.
Plongeons au fond des mers pour y cueillir la Perle
L’écume des passions sur mes récifs déferle,
Mais – ô fontaine Baranton ! –
Je bois voluptueusement ta magique chanson !
Extrait
Je me souviens de nos amours
Comme d’un palais enchanté
Le paradoxe des contours
S’illumine d’éternité.
Mes ailes battent pour toujours
Dans une rouge intensité.
Extrait
Veux tu, douce Fée, dont le sein frémit,
M’attendre ce soir quand le ciel ami
Aura, d’un baiser scintillant et noir,
Transformé la Ville en pensif manoir ?
Nous écouterons la divine plainte
Dont le rossignol rythmera les brises
Et les astres, sur les eaux qu’ils irisent,
Epanouiront leur corolle sainte.
Extrait
L’oiseau de l’Âme et l’oiseau du Soleil
Se sont posés sur des branches lointaines,
L’un a le bleu nacré d’une fontaine,
L’autre flamboie comme un foyer vermeil.
Un grand désert plein de tigres moqueurs
Et de serpents ailés comme la foudre,
Un grand désert où tout vient se dissoudre
Semble un obstacle aux élans de leurs cœurs.
Extrait
La clef de sol,
La clef de fa,
La clef des amourettes.
Ô dona Sol
Tes petits pas
Effarent les chouettes
Extrait
Si vous avez un coeur, offrez le tendrement
À votre bien aimée qu’environne l’aurore.
Elle est comme une source à l’eau fraîche et sonore
Où se reflète la clarté du firmament.
Si vous avez une âme offrez la comme un rêve
De paradis dans la lumière de l’éveil.
Elle respirera cette fleur de soleil
Dont jamais l’exaltant souvenir ne s’achève.
Extrait
Tes baisers doucement tombèrent sur mes lèvres
Comme une pluie d’argent dans un bassin d’azur…
Mon âme entrevoyait des papillons d’or, sur
L’émail bariolé d’un beau vase de Sèvres.
Sautillait le désir comme une jeune chèvre
Dans les montagnes bleues de tes calmes yeux purs
Et les brûlants rubis de l’héroïque Assur
Ruisselèrent soudain en mon coeur plein de fièvres…
Extrait
Ô flamme intense de l’amour,
Étincelle de l’âme immense,
J’écoute ta tendre romance,
Ô flamme intense de l’amour
De l’infini je fais le tour
Quand je contemple ta clémence
En toi l’univers recommence
Extrait
Celle qu’on aime est toujours reine
De la lumière et de la joie
Son sourire a pour longue traîne
Une chaste robe de soie
À travers les pâles brouillards
Je vais sonnant de la trompette
L’écho des magismes répète
La complainte des corbillards
ROSSIGNOL AMI
Un vent tiède frémit
Sur les tendres pelouses,
Un rossignol ami
Appelle son épouse.
Le bois s’est endormi.
Voici l’ombre jalouse…
Le rossignol ami
Appelle son épouse.
J’aime l’aube hautaine
Sur le monde ébloui,
Et la lune incertaine,
Cierge furtif des nuits,
Et le midi qui traîne
Sa robe au fond des puits.
J’aime l’aube hautaine
Sur mon rêve ébloui.
Extrait
La dernière feuille automnale
A signalé son dernier jour
Nulle amante, fiévreuse ou pâle,
Ne vient visiter son séjour.
L’hiver aux tragiques rafales
Chasse, avec le soupir du râle,
Les plus triomphantes amours…
La rose effeuille ses pétales
Le passé n’a plus de retour.
Extrait
Le rêve de Dieu est triste.
Sous les cieux rien ne subsiste,
Ni l’amour ni l’amitié.
Tout s’efface dans l’écume
Et la Sibylle de Cumes
Verse des pleurs de pitié.
Extrait
Les malheureux qui errent, maudits par les Dieux,
Aux confins du désert de soufre,
Lèvent leurs yeux vers les étoiles
Ce diadème immortel qui couronne la nuit…
Extrait
Nous allons dans le soleil,
Millions de femmes, millions d’hommes,
Nous allons dans le soleil
Et vers l’avenir vermeil
Nous voulons ressusciter,
Millions d’hommes, millions de femmes,
Nous voulons ressusciter
Le géant Fraternité !
Les âmes délicates éprouvent une honte poignante devant leur bonheur, alors que la souffrance abat ses griffes sur toute la Terre. Sentiment noble et pudique. Mais la Substance comprend la Joie, et nous, étincelles divines, nous vibrons de bonheur, naturellement, au souffle de l’Amour et de la Beauté.
Quand tous les hommes atteindront la Joie parfaite, le but de la planète sera réalisé.